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21/06/2013

Comment est géré le sentiment d'insécurité à Fontenay-aux-Roses ?

La série des Conseils de quartier touche à sa fin. Après celui du quartier des Pervenches (29 mai), celui du quartier Ormeaux-Renard (12 juin) et celui du quartier Parc Centre ville (19 juin), un fil conducteur est apparu concernant les problèmes de sécurité et d'incivilités à Fontenay-aux-Roses.

Selon les quartiers, les problèmes mentionnés ne sont pas forcément les mêmes. Mais il a été question de cambriolages en journée ou d'agressions dans la rue (Ormeaux), de trafic de drogues (Boris Vildé, La Cavée, RER), de rodéos nocturnes de scooters (rue Boucicaut, coulée verte), d'attroupements faisant du bruit jusqu'à 4 ou 5 heures du matin (places du Général de Gaulle et de l'Eglise). Les habitants du centre ville constatent, depuis 2 ans, une dégradation de la situation.

Dans les quartiers, les réactions sont différentes en fonction de la nature des problèmes. Mais dans tous les cas de figures, les habitants ressentent  une forte exaspération et un sentiment d'abandon.

Le recours à la police nationale, suite à un appel, ne se traduit pas obligatoirement par une présence sur place, en cas de nuisances nocturnes par exemple. Plusieurs habitants ont téléphoné au commissariat de Chatenay-Malabry (dont nous dépendons) sans pour autant provoquer une intervention des policiers sur le terrain.

Le rôle de la police municipale est fixée par le maire. Il s'agit donc d'un choix politique. Les véritables questions que l'on doit se poser concernent les effectifs (actuellement 8 agents), les créneaux horaires d'activité et les équipements. Pascal Buchet considère qu'une "police municipale n'a pas vocation à faire le travail d'une police de proximité" (c'est à la police nationale de le faire) et ne doit pas avoir des missions de "cowboys".

Je pense justement que c'est tout le contraire. Une police municipale est la police de proximité par excellence, puisqu'elle est sur le terrain et qu'elle est en mesure d'assurer les actions de prévention, et éventuellement d'intervention rapide. Il faut donc redéfinir ces missions, ce que visiblement le maire refuse de faire.

De la même façon, lors de ces Conseils de quartier, la question d'installer des caméras de vidéo surveillance a été posée. Le maire a répondu qu'une caméra va être installée à la gare RER (côté coulée verte), mais qu'ailleurs ça n'a aucune utilité. Pourquoi ne pas en installer sur la place du Général de Gaulle ? Parce que "on ne va pas mettre des caméras pour 2 ou 3 personnes que l'on connait déjà". Cette réponse de Pascal Buchet, à elle seule, est significative du "laisser faire" en la matière.

Je pense que d'autres solutions peuvent être proposées sur ce thème. En réalité, la question de la sécurité dans nos communes nécessite une réflexion de fond, avec les habitants, les associations, les structures de l'Etat, et en regardant les expériences menées dans d'autres villes. Il nous appartient donc d'en débattre tous ensemble et la prochaine élection municipale de mars 2014 en sera une excellente occasion !

 

Autres articles sur la question :
  » Un été à Fontenay-aux-Roses
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09/06/2013

Fête de quartier des Paradis

Hier se tenait la Fête des Paradis, dans le quartier des Blagis. Philippe Ribatto et l'équipe Union Pour Fontenay-aux-Roses étaient une nouvelle fois présents au côté des habitants.

fête de quartier,les blagis,fontenay-aux-roses,union pour fontenay,philippe ribatto,municipale,mars 2014Depuis toujours, je considére que la seule politique utile et authentique est celle de l'action locale et de la présence sur le terrain. Nous sommes régulièrement présents dans le quartier des Blagis, car c'est pour nous une partie de notre commune qui ne doit pas être laissée de côté et qui doit bénéficier de la même considération que les autres quartiers de Fontenay-aux-Roses. Trop souvent, lors de nos rencontres avec les habitants, ce sentiment d'abandon ou de stigmatisation des problèmes revient.

A l'occasion de cette Fête des Paradis, les Fontenaisiens de ce quartier témoignent combien le rôle des associations sur les plans culturel, éducatif, social et environnemental est essentiel. Ces initiatives passionnantes méritent d'être soutenues, appuyées et encouragées. Et c'est là que la volonté politique d'une municipalité doit être un acteur majeur de la vie d'un quartier.

Philippe Ribatto et l'équipe Union Pour Fontenay-aux-Roses ont rencontré durant cet après-midi des gens dont le travail et les actions sont remarquables. Ils ont partagé avec nous leurs problèmes et leurs difficultés pour mener à bien ces missions. Nous souhaitons les encourager et les soutenir.

Et il ne s'agit pas de vains mots, mais d'une véritable volonté de notre part. Nous ne serons jamais comme certains politiques ou élus qui sont passés hier pour la première fois, en quelques minutes, mal à l'aise et isolés, et dont la seule motivation de cette première venue au Blagis est le scrutin municipal, dans quelques mois.

Un grand merci à vous tous, avec qui nous avons dialogué, échangé, proposé et essayé d'imaginer des solutions qui seront parmi les enjeux de l'élection municipale de mars 2014.

 

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03/01/2013

La ville où il fait bon vivre continue de perdre des habitants !

Comme chaque année, l'INSEE publie les chiffres concernant l'évolution de la population dans les Hauts-de-Seine. Alors que dans le département le nombre d'habitants continue d'augmenter, à Fontenay-aux-Roses c'est l'inverse qui se produit, comme les années précédentes.

Les chiffres de l'INSEE sont sans appel : la population augmente dans le département (+11 292 habitants en un an) selon les résultats du recensement partiel effectué en 2012. Sur les 36 communes de notre département, 25 voient le nombre d'habitants augmenter, dont le Plessis-Robinson qui attire le plus de personnes, mais aussi Bois-Colombes, Châtillon et Châtenay-Malabry.

Par contre, une fois de plus, Fontenay-aux-Roses se caractérise. Notre commune enregistre le plus de départs pour les villes dont la population diminue. La ville où il fait bon vivre, selon Pascal Buchet, est la ville du département où la population baisse le plus.

C'est un élément de plus à inscrire au bilan de l'actuelle municipalité et qui confirme le déclin dans lequel s'inscrit notre ville depuis 19 ans.

  • Les commerces ferment et ne sont pas remplacés.
  • Les habitants ayant un pouvoir d'achat nécessaire au dynamisme économique de notre ville partent.
  • La mise en cause de la mixité sociale en refusant toute construction en accession à la propriété favorise les départs des habitants de notre ville, notamment les jeunes familles qui ne trouvent pas à se loger lorsque le nombre d'enfants augmente.

Il s'agit d'un véritable problème de fond quant à l'avenir de Fontenay-aux-Roses. Depuis 19 ans, l'actuelle municipalité n'a aucune vision d'ensemble du développement de notre commune. Si Fontenay était vraiment une ville agréable à vivre, la population ne diminuerait pas.

Alors, j'entends déjà la réponse du maire : "c'est le choix de la stabilité pour lutter contre la densification". L'emploi du mot "densification" étant destiné à faire peur.

En réalité, nous sommes face à deux conceptions du développement urbain de Fontenay-aux-Roses. D'un côté l'immobilisme et le déclin, défendus par l'équipe actuelle. De l'autre, la volonté de dessiner un avenir à notre ville, en rendant aux Fontenaisiens des rues propres, des logements adaptés à toutes les catégories sociales et des commerces variés au dynamisme bénéfique à tous.

Ce débat sera essentiel lors des prochaines élections municipales, en 2014, pour en finir avec ce déclin que nous subissons depuis 19 ans.

 

Pour mémoire : le nombre d'habitants à Fontenay-aux-Roses avait diminué de -1,8% en 2011 et de -1,36% en 2012. (sources INSEE).

14/12/2012

Conseil de quartier Ormeaux-Renards

Le Conseil de quartier Ormeaux-Renards s'est tenu le 12 décembre. Nouvelle formule qui fait suite à l'adoption de la charte de démocratie participative au début de cette année, cette réunion a été un moment de débat qui finalement a mis Pascal Buchet face à son bilan.

La nouvelle formule des conseils de quartier permet d'associer à la fois la municipalité et les comités d'habitants (habitants volontaires ou choisis par tirage au sort). Ce sont ces derniers qui déterminent l'ordre du jour du conseil de quartier et qui participent au bon déroulement de la réunion. Bien entendu, les habitants dans la salle peuvent intervenir à tout moment, poser des questions et réagir aux propos du maire. Ce que les habitants ne se sont pas privés de faire avec détermination et sans concession face à un maire venu défendre un bilan.

 

L'abandon du projet LIDL aux Mouilleboeufs. Pascal Buchet est revenu sur les raisons de cet abandon (que nous avions annoncé dès début septembre : Abandon du projet d'installation d'un LIDL à Fontenay-aux-Roses) tout en restant très flou sur le devenir de ce terrain. Il faut rappeler que parmi les conséquences de l'abandon de ce projet, le budget de la commune enregistre un manque à gagner de 1,2 millions d'euros sur 2012 et qu'une vingtaine d'emplois ne seront pas créés.

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Quel devenir pour ce terrain ? La question reste entière et l'absence de transparence sur les différentes hypothèses à l'étude n'est pas rassurante. Les réponses du maire sont imprécises. Pascal Buchet a évoqué en vrac la création de logements avec commerces au rez-de-chaussée, l'installation d'un hôtel artisanal ou bien d'un projet qui serait étudié en collaboration avec la ville de Sceaux (en rapport avec les constructions prévues le long de la ligne du RER).

Aux questions des habitants, le maire a répondu qu'il ne savait pas quand un projet alternatif serait proposé, que le risque de voir ce terrain transformé en décharge publique était sous contrôle des services techniques et que si ce dossier n'avance pas, c'est parce qu'il est géré par la communauté d'agglomération Sud-de-Seine. Pourtant, qui en est le vice-président ? C'est bien le maire de Fontenay-aux-Roses.

 

La vente des bâtiments du conservatoire, rue du Docteur Soubise. Le projet de vendre ces locaux est acté. Par contre, là encore, on ne peut savoir dans quel délai, Pascal Buchet précisant que "ça se fera quand le temps viendra". Avec ce genre de réponse, on sent bien que le maire est dans l'ouverture et la précision.

Les habitants ont alors demandé si il était possible de conserver ces locaux parce qu'ils donnent de la vie et de l'animation à ce quartier grâce au conservatoire. Pourquoi ne pas y héberger un service public ou associatif ? Le comité d'habitants a même proposé que, dans le cadre de la charte de démocratie participative, il y ait une réflexion sur le devenir de ces locaux en co-élaboration avec les habitants. La réponse de Pascal Buchet : "la démocratie participative ne peut aller à l'encontre des engagements pris dans le cadre du projet municipal, lors des élections".

Les habitants sont alors revenus sur l'effet domino de ce projet (fermeture du conservatoire rue Soubise, création d'une école de la musique au château Laboissière, transfert du CCJL du château Laboissière au château Sainte-Barbe, et fermeture d'une crèche pour installer le CCJL et une maison des associations au château Sainte-Barbe). Et lorsque le coût global de ce projet a été évoqué, nouvelle réponse du maire : "ce projet ne coûte rien aux Fontenaisiens, c'est Sud-de-Seine qui paye".

Cette dernière réponse a provoqué un tollé dans la salle, car les budgets de la communauté d'aglomération sont bien issus des impôts locaux que payent, entre autres, les Fontenaisiens. Des voix se sont d'ailleurs élevées pour dénoncer l'augmentation des impôts locaux à Fontenay-aux-Roses (+9% en moyenne en 2012) et l'augmentation de la Contribution Foncière des Entreprises (+42%). Le maire a été aussi critiqué sur le coût de ces grands projets : les 8 millions du marché et les 200.000 euros de la mare aux batraciens.

Enfin, les habitants ont fait part de leurs inquiétudes face à la dégradation de la qualité de vie à Boris Vildé. Des nuisances de plus en plus nombreuses ont été signalées, de jour comme de nuit.

 

Voici donc, en quelques mots, le bilan de la municipalité sur le quartier des Ormeaux-Renards :

  • abandon d'un projet qui provoque un manque à gagner de 1,2 millions d'euros au budget 2012
  • incertitude sur le devenir d'un terrain au Mouilleboeufs qui risque de se transformer en décharge
  • incertitude sur la finalité des bâtiments du conservatoire dont la vente, décidée, se fera un jour
  • augmentation des impôts locaux pour financer des projets surdimensionnés ou inutiles
  • inquiétudes face à la dégradation de la qualité de vie de ce quartier

 

Il est temps, dans notre ville, que cela change.