05.01.2012

Le nombre d'habitants baisse à Fontenay-aux-Roses

Pascal Buchet ne peut s'empécher de nous rappeler que Fontenay-aux-Roses est une ville "où il fait bon vivre". Les chiffres de l'INSEE concernant l'évolution de la population dans les Hauts-de-Seine nous indique que le nombre d'habitants baisse dans notre ville. Encore un signe du déclin tranquille de notre commune.

Alors que la population globale des Hauts-de-Seine augmente (+12.789 habitants) en un an, que dans l'ensemble des communes qui nous entourent le nombre d'habitants est également en hausse (Le Plessis-Robinson avec une augmentation de +7,7% d'habitants, Châtenay-Malabry avec +1,59% ... ), la ville dont la population diminue le plus dans les Hauts-de-Seine est Fontenay-aux-Roses.

Le nombre d'habitants de Fontenay-aux-Roses diminue de 449 personnes (-1,8%) en un an. Il s'agit de la plus forte baisse dans notre département et c'est à se demander pourquoi dans la ville où il fait si bon vivre, au dire de notre maire, nous sommes de moins en moins nombreux !

En fait, ce constat de l'INSEE est le reflet du déclin tranquille dans lequel notre ville s'enfonce peu à peu, et que nous pouvons voir au travers d'autres éléments concrets que nous connaissons tous. Il s'agit en fait du résultat d'une politique globale menée par l'équipe en place.

La politique du logement qui a consisté soit à figer les constructions d'accession à la propriété, soit à développer le tout logement social (qui est passé de 24% à plus de 40% en une dizaine d'années), a modifié l'équilibre sociologique de la population fontenaisienne.

Ce choix de favoriser uniquement l'implantation de logements sociaux a pour conséquence une population dont le pouvoir d'achat global se réduit peu à peu. Ce dernier fragilise nos commerces de proximité qui finissent par fermer petit à petit et qui ne sont pas remplacés. Ajoutez à cela l'absence de dynamisation d'activités économiques et vous avez une commune qui subit un déclin du logement, un déclin social de ses habitants et un déclin économique (moins de commerces, peu d'implantation de PME ou d'entreprises).

La conséquence ultime est qu'une partie des Fontenaisiens, ne trouvant pas la qualité de vie à laquelle ils aspirent, préfèrent quitter Fontenay-aux-Roses. Et ils ne sont pas remplacés par de nouveaux arrivants, puisqu'il n'y a guère de logements disponibles et d'attractivité de la commune.

Alors, pour que Fontenay-aux-Roses devienne réellement une ville où il fait bon vivre, nous devons lui redonner de l'attractivité en mettant en place une véritable politique globale de diversification des logements (en veillant à conserver le caractère village de notre ville), de développement des commerces de proximité et d'implantation d'activités économiques nouvelles.

Mais pour cela, il s'agit d'avoir une volonté politique et un véritable projet d'avenir ...

 

 

En complément d'informations :
» une réflexion sur le développement des commerces et les incidences sur le logement.
» un déclin tranquille des commerces et de l'économie à Fontenay-aux-Roses

07.09.2011

La rentrée en images

Les vacances sont terminées et le quotidien reprend son rythme. Voici en images quelques informations sur l'état de Fontenay-aux-Roses à la fin de cet été.

 

Fermeture de la Sécurité Sociale
sécurité sociale,crèche Sainte-Barbe,travaux du marché,fontenay-aux-rosesLes Fontenaisiens ont eu la désagréable surprise de constater que la Sécurité Sociale de Fontenay-aux-Roses est fermée. A la place, des logements sociaux vont être construits. Cela est pudiquement appelé "une reconfiguration du site". Quand les travaux vont-ils commencer ? On ne sait pas, mais cela fait maintenant presque un mois que le centre est fermé.

En attendant, nous sommes tous invités à nous déplacer au centre CPAM de Bagneux !

 

Fermeture définitive de la crèche Sainte-Barbe
sécurité sociale,crèche sainte-barbe,travaux du marché,fontenay-aux-rosesJ'ai évoqué et dénoncé à différentes reprises cette fermeture et la suppression de berceaux qu'elle a générée. Le 30 juin, la crèche a été définitivement fermée. Il y avait urgence, nous a expliqué la mairie, car des travaux devaient être faits pendant l'été pour préparer l'installation d'une maison des associations et d'une partie des activités du CCJL.

Aujourd'hui, il est aisé de voir que non seulement ces locaux sont vides, mais aussi que les travaux n'ont toujours pas commencé. Fallait-il donc se précipiter autant pour fermer cette crèche ?

 

Le nouveau marché de Pascal Buchet
sécurité sociale,crèche sainte-barbe,travaux du marché,fontenay-aux-roses,Pascal BuchetIl s'agit du grand projet de l'actuelle mandature de Pascal Buchet. Un projet d'importance pour notre commune, puisque globalement il s'agit d'un budget de 8 millions d'euros qui, obligatoirement, va impacter les finances de notre ville (une grande partie de ce budget est à la charge de la ville).

Avions-nous besoin d'un tel bâtiment pour une utilisation aussi minime : trois matinées par semaine ?


L'ouverture de ce nouveau marché est annoncée pour la fin du mois de septembre et une inauguration aura lieu en octobre prochain.

 

Nos rues et nos trottoirs sont tels que nous les avons laissés avant les vacances
sécurité sociale,crèche sainte-barbe,travaux du marché,fontenay-aux-roses,pascal buchetTout est identique : les mêmes nids de poule, les mêmes plantes sauvages qui s'étendent un peu partout, la même saleté des rues ... on aurait pensé que la commune profiterait de la période estivale pour remettre en état notre voirie et pour la préparer à affronter l'hiver. Il n'en est rien, bien au contraire.

La voirie de Fontenay-aux-Roses est à l'abandon ...

20.02.2011

Inquiétudes au Val Content

Les habitants de la résidence du Val Content ont souhaité me faire part de leurs inquiétudes concernant différents projets et événements dans la résidence : nouveaux logements sociaux, problèmes de stationnement et de sécurité.

Tout commence avec l'ALJT, ancien foyer pour étudiants et jeunes travailleurs. Il se trouvait rue Jean-Pierre Laurens. Maintenant désaffectés, les locaux de l'ancienne ALJT vont faire l'objet d'une réhabilitation afin de les transformer en logements sociaux.

Le projet a été présenté le 9 février, par le maire Pascal Buchet et OSICA (bailleur social) aux locataires de la résidence. Ce foyer va donc se transformer en 69 logements (de T1 à T4), avec la création d'un parking semi-enterré de 37 places et la création d'une crèche (en bas du bâtiment).

Les habitants du quartier ne sont pas fondamentalement opposés à ce projet, mais ils s'interrogent sur les conséquences de cette réhabilitation pour la vie quotidienne du quartier.

En effet, la nature de la population va changer, puisque d'étudiants ou de jeunes travailleurs qui partaient le matin et rentraient le soir, les nouveaux locataires seront des familles avec des enfants, avec une présence dans la journée et une activité de quartier largement modifiée. Par exemple, ces familles posséderont des voitures (que n'avaient pas les étudiants) et, alors qu'il existe déjà actuellement des problèmes de parking, les locataires craignent de voir s'accentuer ces difficultés de stationnement.

Le parking enterré  comprendra 37 places. Mais, il ne s'agit pas totalement de création de nouvelles places, puisque en réalité il sera construit à un emplacement qui comprend déjà un parking. La seule différence, c'est qu'au-dessus de ce parking sera créé un espace vert avec des jeux d'enfants.

La crainte des habitants du Val Content, réside aussi dans l'augmentation de la circulation automobile dans la résidence, avec les problèmes de sécurité qui vont en résulter pour, notamment, les enfants. En effet, les voies de la résidence sont privées, mais déjà rendues quasiment publiques par le fait de l'ouverture de la barrière. L'augmentation du nombre de véhicules des résidents, mais aussi les allées et venues des parents déposant leurs enfants à la crèche vont générer une densification de la circulation automobile.

La création d'une crèche au pied de ces locaux pose également des questions. Cette nouvelle crèche comprendrait une vingtaine de berceaux sur deux niveaux et sur une surface de 250 m². Deux niveaux, cela signifie deux équipes pour s'occuper des enfants, donc plus de personnels. Où ces personnes vont-elles stationner leurs voitures ? Dans la résidence. Il faut donc aménager des places de stationnement supplémentaires pour elles, en plus de places de "dépose minute" pour les parents. Hors, les réponses d'OSICA sur ce problème restent imprécises.

 

Mais d'autres inquiétudes existent.

Comme d'autres résidences et quartiers de Fontenay-aux-Roses, le Val Content a changé de bailleur social en janvier 2010. La résidence est gérée maintenant par OSICA. La première impression des locataires est qu'il existe une différence de prestations entre OSICA et ICADE (le précédent bailleur). En un an, la gestion de la résidence semble peu performante et les relations entre locataires et le bailleur social sont tendues.

Il existe également des problèmes de sécurité avec des groupes qui traînent la nuit dans les halls des immeubles. Mais, par l'action des locataires eux-mêmes, ces groupes se sont déplacés ensuite dans certains appartements.

Plus grave encore, en un an, les locaux des "encombrants et des poubelles" ont subi trois incendies. Le dernier, en date du 14 février, a nécessité la présence de cinq camions de pompiers et de trois ambulances de secours. Heureusement, aucun blessé n'est à déplorer, mais il y a eu plusieurs personnes intoxiquées (dont une femme enceinte qui a été évacuée). La conséquence de cet incendie, outre les personnes intoxiquées, est la coupure de l'électricité et du chauffage de trois immeubles, dont la maison de retraite de l'AREPA.

Cet incendie est peut-être volontaire ou criminel (l'enquête le dira). Mais ce qui inquiète fortement les locataires, c'est qu'il n'y a aucun résultat ou aucune information des enquêtes des deux incendies précédents (31 janvier et 4 mai 2010). Et l'une des causes probables de ces incendies, c'est que, malgré des relances répétées auprès d'OSICA, les locaux des encombrants peuvent rester plusieurs mois sans être vidés, avec des matières inflammables (meubles, emballages en carton et polyuréthane, sapins de Noël ... ).

Aujourd'hui, les habitants du Val Content se sentent délaissés, par le bailleur social d'un côté, par la municipalité de l'autre. Ils craignent à la fois la densification de leur quartier, l'intensification des problèmes de sécurité et la dégradation des prestations du bailleur social. Une nouvelle fois, la nécessité de la concertation et du dialogue entre tous les intervenants semblent plus que jamais nécessaires.

20.01.2011

L'affaire du Conservatoire : un exemple de plus de l'absence de concertation

L'affaire du Conservatoire est un nouvel exemple de la façon dont la Mairie de Fontenay-aux-Roses conçoit concertation et démocratie locale.

L'association "Conservatoire Soubise" a pour origine, une fois de plus, le manque d'information et de concertation concernant le projet de vente du site de l'actuel conservatoire qui se trouve rue du Docteur Soubise. Ce projet touche directement à la qualité de vie de ce quartier.

De quoi s'agit-il ? Les activités de l'actuel conservatoire seront transférées au Château Laboissière et le terrain sera vendu pour réaliser un projet de bâtiments collectifs. Avec le terrain de la maison contigüe au conservatoire, il s'agit d'un terrain global de 1948m². Si un tel projet voyait le jour, il y a un risque réel de densification de ce quartier, avec des conséquences importantes comme l'augmentation du trafic et du stationnement dans des rues étroites. La fermeture du conservatoire signifie également la suppression d'une animation au coeur du quartier Soubise.

La démocratie locale mise en place par la majorité municipale est une fois de plus défaillante, dans cette affaire. En juin 2010, une réunion de quartier avait évoqué le devenir du Conservatoire sans donner beaucoup de détails. Puis, la Mairie n'a laissé filtrer aucune information. Jusqu'au Fontenay Magazine de décembre dernier, dans lequel le projet est alors apparu comme très avancé, voir finalisé. On le voit, la démocratie participative qui devait permettre aux Fontenaisiens d'être acteurs de leur ville, n'est toujours pas au rendez-vous.

Que veulent les habitants du quartier Soubise ? Tout simplement, maintenir les locaux du Conservatoire à un usage public, au service des habitants de la ville. Il serait tout à fait possible d'y installer une Maison des Associations, une crèche, le club Pré-ado, des activités culturelles ou sociales ... bref, utiliser ces bâtiments qui s'y prétent parfaitement dans l'intérêt général des Fontenaisiens.

La seule volonté de l'association "Conservatoire Soubise" est avant tout la préservation de la qualité de vie et du patrimoine de Fontenay-aux-Roses. Ce quartier souhaite simplement conserver la vie et l'animation que l'activité du Conservatoire lui apporte. Construire de nouveaux logements, c'est à la fois densifier (plus de 9200 habitants/Km², ce qui est déjà élevé) et endormir ce quartier.

Ce que souhaitent les habitants du quartier, c'est d'abord une véritable concertation avec le Maire. Ce dernier aurait tout intérêt à mettre en conformité ses grands principes concernant la démocratie participative avec ses actes. En effet, le dialogue avec les habitants est préférable pour que le quartier du Conservatoire ne deviennent pas le théatre d'une affaire du type Boris Vildé (la Cour Administrative d'Appel de Versailles vient d'ailleurs de rejeter les appels du jugement du 26 mars 2009 déposés par la Mairie de Fontenay-aux-Roses et la société EFIDIS).

 

Pour information : Si vous souhaitez adhérer à l'association "Conservatoire Soubise", vous pouvez télécharger le bulletin d'adhésion.

13.01.2011

L'aménagement de la place du Général de Gaulle : quelle identité voulons-nous pour notre ville ?

La place du Général de Gaulle est la place centrale de Fontenay-aux-Roses. Elle est le coeur de notre ville, l'image de la vie et de l'identité de notre commune. Une réflexion sur son aménagement va prochainement débuter.

La refonte du centre ville est en cours et connaît différentes phases. La première phase sera achevée en septembre 2011 par la fin de la construction du nouveau marché. Une seconde phase sera ensuite lancée concernant l'aménagement de la place du Général de Gaulle. Il s'agit de cette place centrale, avec ses marronniers, qui fait face à la mairie et qui remonte jusqu'au Château Laboissière.

D'abord, l'équipe municipale n'a pas de vision globale de l'aménagement du centre ville et elle effectue des modifications, des transformations et des adaptations par petites touches, sans cohérence particulière, sans shéma directeur de ce que pourrait devenir notre commune dans les 10 ou 20 ans. Le résultat, c'est que nous risquons de voir peu à peu un centre ville sans aucune identité.

Ainsi, on construit dans un coin le nouveau marché, sans réfléchir à son positionnement par rapport à une continuité ou une logique commerciale. Ainsi, à proximité du Château Laboissière, patrimoine historique, on veut construire des logements sociaux difficiles à intégrer dans une cohérence architecturale de la place et dans l'esprit village de Fontenay-aux-Roses. Ainsi, on souhaite aménager la place du Général de Gaulle sans se demander comment elle peut s'intégrer dans l'environnement et ce qu'elle peut apporter à la vie des Fontenaisiens. Ainsi, on veut créer des places de parking sans se soucier des contraintes de la circulation automobile dans le centre ville ...

Je suis convaincu que le centre ville (et donc la place du Général de Gaulle), c'est l'identité de notre ville. Et la vrai question à se poser est : quelle identité voulons-nous donner à Fontenay-aux-Roses ? En fait, nous sommes à peu près tous d'accord, nous voulons un centre ville dynamique, vivant, avec des activités commerciales et avec des espaces verts. Nous voulons que la place centrale soit un espace de convivialité et de rencontres, avec de la culture, avec des jeux pour les enfants, avec des spectacles ou des expositions temporaires. Nous voulons en fait, que cette place soit un véritable espace de vie.

Jacqueline Segré, qui sera probablement notre prochain maire, dans quelques mois, nous dit que l'aménagement de la place du Général de Gaulle est en phase de réflexion, mais qu'aucune position n'est arretée. Alors, il serait intéressant qu'une véritable concertation se mette en place, qu'une réflexion soit menée par les élus, les services techniques, les associations et les citoyens, par exemple dans le cadre d'un groupe de travail ... et que nous définissions un projet avec une vision d'ensemble de notre centre ville.

place-general-de-gaulle.jpg

01.09.2010

Plus de 7 milliards de dette toxique dans les HLM

Des organismes de HLM ont été piégés par des produits financiers toxiques (de type "subprimes"). Quelles sont les risques pour la ville de Fontenay-aux-Roses, dont la municipalité a voté en juin dernier des garanties d'emprunts pour différents bailleurs sociaux ?

Les collectivités locales ne sont donc pas les seules à avoir eu recours aux emprunts toxiques. Les bailleurs sociaux se retrouvent également dans cette situation et, selon le journal Le Monde, la dette des organismes HLM qui ont souscrit ce genre d'emprunts auprès des banques atteint plus de 7 milliards d'euros (confirmé par un rapport de la Mission interministérielle d'inspection du logement social, la Miilos). La part de ces produits dans la masse globale de la dette des organismes HLM est très variable. Pour 15 organismes (sur 151), elle est inférieure à 5 % en 2009. Mais pour 12 d'entre eux, elle peut aller jusqu'à 50 %.

Quelles conséquences pour ces bailleurs sociaux ? Les établissements concernés vont devoir constituer des provisions pour assurer le remboursement de leur dette. Certains bailleurs sociaux ont décidé de porter plainte contre leur banque. Ils pourraient se retrouver dans des situations financières critiques s’ils n’obtiennent pas gain de cause. Car, lorsque les HLM sortent du cadre des prêts qui leur sont consentis par la Caisse des dépôts, ils ne peuvent plus continuer à bénéficier de la couverture de la Caisse de garantie du logement locatif social.

les-blagis.jpgQuelles conséquences pour la commune de Fontenay-aux-Roses ? La majorité de Pascal Buchet a voté, lors du Conseil municipal de juin dernier, une garantie d'emprunts d'un montant de 54 millions d'Euros pour différents bailleurs sociaux (Toits et Joie, Effidis ... ), qui viennent s'ajouter aux 36 millions d'Euros de garanties effectués fin 2009.

Celà signifie tout simplement que Fontenay-aux-Roses s'est engagée à hauteur de 90 millions d'euros en garantie d'emprunts pour ces bailleurs sociaux. Cette somme est énorme et jamais la ville ne pourra faire face à ses engagements si par malheur l'un ou l'autre de ces organismes faisait faillite.

Lors du Conseil municipal du mois de juin, nos élus ont interpellé l'équipe de la majorité municipale sur le risque à long terme de ce type de décisions. Mais Pascal Buchet reste sourd à nos craintes et dans une sorte d'irresponsabilité (ou bien d'une fuite en avant incontrolée) préfère privilégier une politique du "Tout Social" sans se préoccuper des conséquences financières pour les Fontenaisiens.

04.06.2010

La mixité sociale à Fontenay-aux-Roses vue par les socialistes

Le groupe socialiste du Conseil municipal signe une tribune libre, dans le Fontenay Magazine, intitulée "Notre politique du logement : assurer la mixité sociale et bien loger les Fontenaisiens". Cette tribune mérite quelques précisions et rectifications ...

Cet article commence par une affirmation incroyable : "dans l'euphorie d'une croissance urbaine sans limite, la droite a densifié la commune depuis 1954 en détruisant le vieux Fontenay dont il ne reste pas grand-chose ... à part quelques pavillons qui n'ont pas été rasés et remplacés par des tours".

Quand je lis cette phrase, j'ai d'abord envie de rappeler aux socialistes fontenaisiens que, après la seconde guerre mondiale, une très grave crise du logement existait dans notre pays (souvenons-nous de l'hiver 1954 et de l'action exceptionnelle de l'abbé Pierre). Dans toute la région parisienne de grands ensembles de logements ont été construits, dans toutes les communes alentour, y compris celle de gauche. Que penser de ces grandes tours collectives que l'on voit par exemple à Bagneux (ville communiste), construites à la même époque, dont la conception et l'architecture n'ont rien à envier à ce qui s'est construit à Fontenay ? En terme d'urbanisme, aujourd'hui, on ne ferait plus du tout des constructions de ce genre, mais toutes les villes, de gauche comme de droite, l'ont fait pour répondre aux besoins de l'époque !

Ensuite, il est mensonger de dire que la droite a rasé les zones pavillonnaires à Fontenay-aux-Roses, à l'exception de la rue Boucicaut. Le maire, Pascal Buchet, ne cesse pourtant de parler de l'esprit village de notre commune et du bien vivre de nos quartiers. Et il suffit de se promener à pied dans notre ville pour voir ces quartiers de maisons anciennes au style remarquable (que nous essayons d'ailleurs de protéger contre les divers projets du maire).

Une autre phrase m'interpelle : "Après le coup d'arrêt en 1994 ... à la politique de densification menée par la droite, nous avons choisi de préserver tout en rénovant l'existant". En réalité, la municipalité conduit une véritable politique de densification en ne construisant que des logements sociaux, avec des projets parfois d'importance et qui dénaturent plusieurs quartiers de notre ville : rue Boris Vildé, place du Général de Gaulle (où le maire fait raser deux pavillons), rue Gabriel Péri, rue des Bénards (à la place de la sécurité sociale et sur les espaces verts qui l'entourent) ... on le voit, depuis 1994, c'est l'équipe en place qui rase les pavillons, fait de la densification à outrance et qui ne préserve surtout pas l'esprit village de notre commune.

Je voulais aussi réagir vivement à cette affirmation que nous voudrions "la ségrégation de l'espace urbain ... et l'obstruction systèmatique à la mixité sociale". Alors, une bonne fois pour toute, je tiens à dire que nous sommes pour une véritable mixité sociale, qui permet dans un shéma global d'urbanisme de notre ville d'associer avec intelligence l'habitat privé et le logement social, les zones pavillonnaires et les immeubles collectifs à taille humaine. Nous sommes contre une politique qui consiste à ne privilégier qu'un seul type de logements.

Enfin, je voulais m'insurger avec force contre cette action de la municipalité qui "s'est assurée que la vente des immeubles d'ICADE" (1500 logements) "se fasse au profit de bailleurs sociaux". Savez-vous que un grand nombre de familles vont se retrouver avec des surloyers importants, qu'elles ne pourront pas payer ? Ces familles devront alors quitter leur logement, devront partir de Fontenay. Cette action dont se vante la municipalité risque simplement de ne favoriser qu'une unique catégorie sociale d'habitants dans certains quartiers ...

Alors, dites-moi, où se trouve la mixité sociale, si chère aux socialistes ?

04.03.2010

Les travaux du marché sont stoppés !

Le projet de nouveau marché de Fontenay-aux-Roses est stoppé. Est-ce véritablement une surprise ?

Les travaux du nouveau marché (le grand projet de l'actuelle mandature de Pascal Buchet) sont arrêtés. Largement contesté par l'opposition et les associatifs, pour le coût excessif (l'ensemble des travaux représente 8 millions d'Euros) supporté par les Fontenaisiens et l'adéquation de ce projet par rapport aux besoins de notre ville, la construction de ce nouveau marché connaît maintenant une nouvelle étape.

En effet, des excavations ont été découvertes et l'entreprise ne peut, en l'état, continuer les travaux. Des sondages du terrain doivent être effectués avant toute décision. Pour l'heure, il est impossible de savoir à quel moment les travaux pourront reprendre et quelle incidence il y aura sur le budget final.

Cette affaire démontre que Pascal Buchet et son équipe ont, une fois encore, bâclé ce dossier et surtout n'ont pas écouté les remarques de l'opposition et des associatifs.

Dès la présentation initiale du projet du maire, nous avions insisté sur les points suivants :

  • Construire un nouveau marché, nous y étions favorables, mais pas à cet endroit et pas à n'importe quel prix.
  • Fontenay-aux-Roses est un véritable gruyère (à cause de nombreuses carrières). Nous avions largement indiqué à l'équipe municipale que construire le nouveau marché à l'emplacement de l'ancien, avec un parking souterrain, risquait fortement de nous faire tomber sur des excavations ou des difficultés liées au terrain.
  • Le budget initialement prévu nous paraissant déjà énorme compte tenu des besoins des Fontenaisiens, nous avions alerté l'équipe municipale sur le risque de dérapage financier, comme celà avait déjà été le cas pour la médiathèque et la cuisine centrale (dans les deux cas, le budget initiale avait été doublé).

L'impossibilité du maire à écouter et à gérer ses dossiers aura pour conséquence, une fois de plus, d'augmenter la pression fiscale sur les Fontenaisiens. On parle déjà de plusieurs centaines d'Euros en plus pour résoudre ce problème.

Pascal Buchet est vraiment très géné par cette affaire. Il semblerait qu'il soit au courant depuis environ trois semaines et que, à part quelques proches, les membres de son équipe municipale n'ont même pas été informés. 

17.09.2009

Modification du POS : la duplicité du maire

Le POS (Plan d'Occupation des Sols) définit les règles à respecter en matière d'urbanisme sur le territoire d'une commune.

Actuellement, une enquête publique sur la modification du POS de Fontenay-aux-Roses est ouverte, jusqu'au 8 octobre prochain, dans les locaux des services techniques. Et plusieurs remarques me viennent à l'esprit, tant sur la méthode que sur le fond de cette révision.

En premier lieu, nous pouvons nous interroger sur la rapidité et la discrétion avec lesquelles cette modification du POS est lancée. En effet, les Fontenaisiens sont peu au courant et pour cause.

- Un petit encart, perdu dans une page consacrée aux chantiers d'été en ville, dans le Fontenay Magazine (N°342 de juillet-août 2009) annonce que le POS sera modifié et qu'une enquête publique aura lieu en septembre. Cette information n'est pas détaillée et peu mise en évidence.

- La loi oblige le maire à publier dans la presse l'annonce de l'enquête publique préalable à la modification du POS. Cette publicité a été publiée le 17 août dernier (pendant les congés d'été) dans le « Parisien Libéré » et dans « l'Echo d'Ile-de-France » (publication diffusée uniquement sur abonnement).

- Une affichette éditée par la mairie a été placardée sur les panneaux d'information municipale, de petite taille, en noir et blanc ... et donc peu visible.

- Enfin, le dernier Conseil municipal s'est réuni le 28 juin dernier et aucune information sur une éventuelle modification du POS n'a alors été évoquée. En tout cas, l'opposition municipale n'en a jamais été informée.

Il semblerait donc bien que la mairie souhaite que cette modification du POS se fasse discrétement d'une part, mais aussi avec rapidité puisque l'enquête publique se termine le 8 octobre en fin d'après-midi et que le prochain Conseil municipal aura lieu, comme par hasard, le 8 octobre à 20H30.

 

En fait, lorsque l'on regarde l'objet de cette modification du POS, on comprend beaucoup mieux la méthode choisie. Sans entrer dans le détail, cette modification comporte trois objectifs principaux :

- Favoriser la mixité sociale en permettant le développement de l'habitat social dans les zones pavillonnaires (Zone UE qui représente 1/3 de la surface de la ville).

- Encourager les systèmes de production d'énergie renouvelable et la récupération des eaux pluviales.

- Permettre des travaux de mise en confirmité de la maison de retraite du Parc (Scarron).

 

Si sur les deux derniers points il n'y a pas d'objection à formuler, il n'en est pas de même sur le premier point. Et c'est là que se trouve la duplicité du maire de Fontenay-aux-Roses. Comme vous le savez, suite à des recours d'associations de quartier, le projet de construction des logements sociaux de la rue Boris Vildé a été stoppé par les tribunaux essentiellement parce que le POS n'a pas été respecté.
Autrement dit, le maire qui est à l'origine du POS actuel, mis en place en 1997, n'a pas respecté les régles qu'il a lui-même édité, et aujourd'hui il tente par cette modification de rendre légal la construction de bâtiments qui ne le sont pas !

Ce qui est choquant, c'est que le maire et son équipe municipale veulent, en agissant ainsi, se placer au-dessus des citoyens et des réglementations. Lorsqu'un Fontenaisien fait une demande de permis de construire, la commission des permis analyse le projet et si ce dernier ne respecte pas le POS, le permis de construire est refusé. Lorsque le maire, lui, ne respecte pas le POS, il change tout simplement les régles pour pouvoir faire ce qu'il veut. Il y a bien deux poids deux mesures.

26.09.2008

Les projets immobiliers à Fontenay : absence d'information et de concertation

Hier soir, se tenait la première réunion publique d'une nouvelle association de quartier (l'association Foch-Roue-Péri-Fauvettes) à la salle municipal du Parc. Je m'y suis rendu car les deux sujets principaux évoqués lors de cette soirée concernaient des projets immobiliers d'importance rue des Bénards et avenue Gabriel Péri.

D'abord, j'ai été surpris par le nombre de personnes présentes. La salle était remplie (environ une cinquantaine de personnes) au point qu'il y avait des gens qui ne pouvaient entrer et qui attendaient dans le couloir menant à la salle.

Ensuite, l'exposé qui a été fait des deux projets m'est apparu clair, détaillé et correspondant à une logique actuelle de la municipalité. En quelques mots, voici quelques réflexions sur ces projets d'importance.

1/ Deux projets de création de logements sociaux : le premier se situe à l'emplacement actuel de la sécurité sociale (rue des Bénards, des Fauvettes et des Saints-Sauveurs). Il s'agit de construire un immeuble et 4 maisons de ville sur ce terrain. Le projet est très avancé. Le second projet concerne le foyer des jeunes travailleurs (terrain de 8.000 m²) compris entre l'avenue Foch et l'avenue Gabriel Péri. Le foyer va être détruit et là aussi un projet de construction de logements sociaux est à l'étude. Ce second projet semble pour l'instant peu défini, ou dans tous les cas la mairie semble ne pas vouloir donner d'informations.

2/ La pertinence de ces projets dans ce quartier : si vous connaissez bien ce quartier, vous savez que la mixité sociale est une réalité, puisque il existe déjà un grand nombre de logements sociaux mixés avec des habitations privées (petits immeubles et pavillons). Alors pourquoi renforcer encore la présence de ce type de logements ? Je sais bien que les logements sociaux sont nécessaires, mais la mixité sociale signifie bien équilibre entre logements privés et logements sociaux. Celà risque de ne plus être le cas ici.

3/ La concertation et l'information organisée par la mairie : il n'y en a aucune. La démarche du maire et de son équipe est la même que pour d'autres projets équivalents sur la commune. Les habitants du quartier découvrent les choses lorsque les permis de démolir sont affichés sur les bâtiments. Aucune démarche d'information ou de concertation n'a été entreprise vis-à-vis des habitants du quartier. Pire, lorsque des rendez-vous sont pris avec la mairie, c'est pour s'entendre dire que les projets sont soit bouclés (donc on ne peut revenir en arrière), soit qu'ils sont en cours d'étude (donc on ne peut pour l'instant en parler). Et que dire de l'adjoint au maire en charge du dossier, Monsieur Fredouille, qui est venu hier soir à cette réunion, qui est resté moins de dix minutes et est reparti sans apporter d'explication ou d'argumentaire pour justifier ces deux projets immobiliers ?

La morale de cette histoire, c'est le non respect des engagements du candidat Pascal Buchet :
- il nous avait promis de ne pas densifier : après le projet de la rue Boris Vildé, ces deux nouveaux projets, ainsi que les futurs projets en centre ville, Pascal Buchet est bien en phase de densification intensive de notre ville.
- il nous avait promis concertation et information sur les grands projets de la ville : que ce soit sur le marché ou bien ces projets immobiliers, il impose aux habitants des décisions ficelées qu'il n'est plus possible de discuter.
- il nous avait promis de respecter la mixité sociale : mais à ne construire que des logements sociaux, la mixité sociale sera désiquilibrée dans notre ville.