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13/01/2011

L'aménagement de la place du Général de Gaulle : quelle identité voulons-nous pour notre ville ?

La place du Général de Gaulle est la place centrale de Fontenay-aux-Roses. Elle est le coeur de notre ville, l'image de la vie et de l'identité de notre commune. Une réflexion sur son aménagement va prochainement débuter.

La refonte du centre ville est en cours et connaît différentes phases. La première phase sera achevée en septembre 2011 par la fin de la construction du nouveau marché. Une seconde phase sera ensuite lancée concernant l'aménagement de la place du Général de Gaulle. Il s'agit de cette place centrale, avec ses marronniers, qui fait face à la mairie et qui remonte jusqu'au Château Laboissière.

D'abord, l'équipe municipale n'a pas de vision globale de l'aménagement du centre ville et elle effectue des modifications, des transformations et des adaptations par petites touches, sans cohérence particulière, sans shéma directeur de ce que pourrait devenir notre commune dans les 10 ou 20 ans. Le résultat, c'est que nous risquons de voir peu à peu un centre ville sans aucune identité.

Ainsi, on construit dans un coin le nouveau marché, sans réfléchir à son positionnement par rapport à une continuité ou une logique commerciale. Ainsi, à proximité du Château Laboissière, patrimoine historique, on veut construire des logements sociaux difficiles à intégrer dans une cohérence architecturale de la place et dans l'esprit village de Fontenay-aux-Roses. Ainsi, on souhaite aménager la place du Général de Gaulle sans se demander comment elle peut s'intégrer dans l'environnement et ce qu'elle peut apporter à la vie des Fontenaisiens. Ainsi, on veut créer des places de parking sans se soucier des contraintes de la circulation automobile dans le centre ville ...

Je suis convaincu que le centre ville (et donc la place du Général de Gaulle), c'est l'identité de notre ville. Et la vrai question à se poser est : quelle identité voulons-nous donner à Fontenay-aux-Roses ? En fait, nous sommes à peu près tous d'accord, nous voulons un centre ville dynamique, vivant, avec des activités commerciales et avec des espaces verts. Nous voulons que la place centrale soit un espace de convivialité et de rencontres, avec de la culture, avec des jeux pour les enfants, avec des spectacles ou des expositions temporaires. Nous voulons en fait, que cette place soit un véritable espace de vie.

Jacqueline Segré, qui sera probablement notre prochain maire, dans quelques mois, nous dit que l'aménagement de la place du Général de Gaulle est en phase de réflexion, mais qu'aucune position n'est arretée. Alors, il serait intéressant qu'une véritable concertation se mette en place, qu'une réflexion soit menée par les élus, les services techniques, les associations et les citoyens, par exemple dans le cadre d'un groupe de travail ... et que nous définissions un projet avec une vision d'ensemble de notre centre ville.

place-general-de-gaulle.jpg

01/09/2010

Plus de 7 milliards de dette toxique dans les HLM

Des organismes de HLM ont été piégés par des produits financiers toxiques (de type "subprimes"). Quelles sont les risques pour la ville de Fontenay-aux-Roses, dont la municipalité a voté en juin dernier des garanties d'emprunts pour différents bailleurs sociaux ?

Les collectivités locales ne sont donc pas les seules à avoir eu recours aux emprunts toxiques. Les bailleurs sociaux se retrouvent également dans cette situation et, selon le journal Le Monde, la dette des organismes HLM qui ont souscrit ce genre d'emprunts auprès des banques atteint plus de 7 milliards d'euros (confirmé par un rapport de la Mission interministérielle d'inspection du logement social, la Miilos). La part de ces produits dans la masse globale de la dette des organismes HLM est très variable. Pour 15 organismes (sur 151), elle est inférieure à 5 % en 2009. Mais pour 12 d'entre eux, elle peut aller jusqu'à 50 %.

Quelles conséquences pour ces bailleurs sociaux ? Les établissements concernés vont devoir constituer des provisions pour assurer le remboursement de leur dette. Certains bailleurs sociaux ont décidé de porter plainte contre leur banque. Ils pourraient se retrouver dans des situations financières critiques s’ils n’obtiennent pas gain de cause. Car, lorsque les HLM sortent du cadre des prêts qui leur sont consentis par la Caisse des dépôts, ils ne peuvent plus continuer à bénéficier de la couverture de la Caisse de garantie du logement locatif social.

les-blagis.jpgQuelles conséquences pour la commune de Fontenay-aux-Roses ? La majorité de Pascal Buchet a voté, lors du Conseil municipal de juin dernier, une garantie d'emprunts d'un montant de 54 millions d'Euros pour différents bailleurs sociaux (Toits et Joie, Effidis ... ), qui viennent s'ajouter aux 36 millions d'Euros de garanties effectués fin 2009.

Celà signifie tout simplement que Fontenay-aux-Roses s'est engagée à hauteur de 90 millions d'euros en garantie d'emprunts pour ces bailleurs sociaux. Cette somme est énorme et jamais la ville ne pourra faire face à ses engagements si par malheur l'un ou l'autre de ces organismes faisait faillite.

Lors du Conseil municipal du mois de juin, nos élus ont interpellé l'équipe de la majorité municipale sur le risque à long terme de ce type de décisions. Mais Pascal Buchet reste sourd à nos craintes et dans une sorte d'irresponsabilité (ou bien d'une fuite en avant incontrolée) préfère privilégier une politique du "Tout Social" sans se préoccuper des conséquences financières pour les Fontenaisiens.

04/06/2010

La mixité sociale à Fontenay-aux-Roses vue par les socialistes

Le groupe socialiste du Conseil municipal signe une tribune libre, dans le Fontenay Magazine, intitulée "Notre politique du logement : assurer la mixité sociale et bien loger les Fontenaisiens". Cette tribune mérite quelques précisions et rectifications ...

Cet article commence par une affirmation incroyable : "dans l'euphorie d'une croissance urbaine sans limite, la droite a densifié la commune depuis 1954 en détruisant le vieux Fontenay dont il ne reste pas grand-chose ... à part quelques pavillons qui n'ont pas été rasés et remplacés par des tours".

Quand je lis cette phrase, j'ai d'abord envie de rappeler aux socialistes fontenaisiens que, après la seconde guerre mondiale, une très grave crise du logement existait dans notre pays (souvenons-nous de l'hiver 1954 et de l'action exceptionnelle de l'abbé Pierre). Dans toute la région parisienne de grands ensembles de logements ont été construits, dans toutes les communes alentour, y compris celle de gauche. Que penser de ces grandes tours collectives que l'on voit par exemple à Bagneux (ville communiste), construites à la même époque, dont la conception et l'architecture n'ont rien à envier à ce qui s'est construit à Fontenay ? En terme d'urbanisme, aujourd'hui, on ne ferait plus du tout des constructions de ce genre, mais toutes les villes, de gauche comme de droite, l'ont fait pour répondre aux besoins de l'époque !

Ensuite, il est mensonger de dire que la droite a rasé les zones pavillonnaires à Fontenay-aux-Roses, à l'exception de la rue Boucicaut. Le maire, Pascal Buchet, ne cesse pourtant de parler de l'esprit village de notre commune et du bien vivre de nos quartiers. Et il suffit de se promener à pied dans notre ville pour voir ces quartiers de maisons anciennes au style remarquable (que nous essayons d'ailleurs de protéger contre les divers projets du maire).

Une autre phrase m'interpelle : "Après le coup d'arrêt en 1994 ... à la politique de densification menée par la droite, nous avons choisi de préserver tout en rénovant l'existant". En réalité, la municipalité conduit une véritable politique de densification en ne construisant que des logements sociaux, avec des projets parfois d'importance et qui dénaturent plusieurs quartiers de notre ville : rue Boris Vildé, place du Général de Gaulle (où le maire fait raser deux pavillons), rue Gabriel Péri, rue des Bénards (à la place de la sécurité sociale et sur les espaces verts qui l'entourent) ... on le voit, depuis 1994, c'est l'équipe en place qui rase les pavillons, fait de la densification à outrance et qui ne préserve surtout pas l'esprit village de notre commune.

Je voulais aussi réagir vivement à cette affirmation que nous voudrions "la ségrégation de l'espace urbain ... et l'obstruction systèmatique à la mixité sociale". Alors, une bonne fois pour toute, je tiens à dire que nous sommes pour une véritable mixité sociale, qui permet dans un shéma global d'urbanisme de notre ville d'associer avec intelligence l'habitat privé et le logement social, les zones pavillonnaires et les immeubles collectifs à taille humaine. Nous sommes contre une politique qui consiste à ne privilégier qu'un seul type de logements.

Enfin, je voulais m'insurger avec force contre cette action de la municipalité qui "s'est assurée que la vente des immeubles d'ICADE" (1500 logements) "se fasse au profit de bailleurs sociaux". Savez-vous que un grand nombre de familles vont se retrouver avec des surloyers importants, qu'elles ne pourront pas payer ? Ces familles devront alors quitter leur logement, devront partir de Fontenay. Cette action dont se vante la municipalité risque simplement de ne favoriser qu'une unique catégorie sociale d'habitants dans certains quartiers ...

Alors, dites-moi, où se trouve la mixité sociale, si chère aux socialistes ?

04/03/2010

Les travaux du marché sont stoppés !

Le projet de nouveau marché de Fontenay-aux-Roses est stoppé. Est-ce véritablement une surprise ?

Les travaux du nouveau marché (le grand projet de l'actuelle mandature de Pascal Buchet) sont arrêtés. Largement contesté par l'opposition et les associatifs, pour le coût excessif (l'ensemble des travaux représente 8 millions d'Euros) supporté par les Fontenaisiens et l'adéquation de ce projet par rapport aux besoins de notre ville, la construction de ce nouveau marché connaît maintenant une nouvelle étape.

En effet, des excavations ont été découvertes et l'entreprise ne peut, en l'état, continuer les travaux. Des sondages du terrain doivent être effectués avant toute décision. Pour l'heure, il est impossible de savoir à quel moment les travaux pourront reprendre et quelle incidence il y aura sur le budget final.

Cette affaire démontre que Pascal Buchet et son équipe ont, une fois encore, bâclé ce dossier et surtout n'ont pas écouté les remarques de l'opposition et des associatifs.

Dès la présentation initiale du projet du maire, nous avions insisté sur les points suivants :

  • Construire un nouveau marché, nous y étions favorables, mais pas à cet endroit et pas à n'importe quel prix.
  • Fontenay-aux-Roses est un véritable gruyère (à cause de nombreuses carrières). Nous avions largement indiqué à l'équipe municipale que construire le nouveau marché à l'emplacement de l'ancien, avec un parking souterrain, risquait fortement de nous faire tomber sur des excavations ou des difficultés liées au terrain.
  • Le budget initialement prévu nous paraissant déjà énorme compte tenu des besoins des Fontenaisiens, nous avions alerté l'équipe municipale sur le risque de dérapage financier, comme celà avait déjà été le cas pour la médiathèque et la cuisine centrale (dans les deux cas, le budget initiale avait été doublé).

L'impossibilité du maire à écouter et à gérer ses dossiers aura pour conséquence, une fois de plus, d'augmenter la pression fiscale sur les Fontenaisiens. On parle déjà de plusieurs centaines d'Euros en plus pour résoudre ce problème.

Pascal Buchet est vraiment très géné par cette affaire. Il semblerait qu'il soit au courant depuis environ trois semaines et que, à part quelques proches, les membres de son équipe municipale n'ont même pas été informés.