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05/11/2010

Nouveau braquage à Fontenay-aux-Roses

Hier soir, aux alentours de 19H20, le tabac des Blagis a été braqué par deux hommes armés. Au-delà de cette agression supplémentaire sur notre ville, il nous appartient, à nous responsables politiques et d'associations, de réfléchir à de réelles solutions face à cette situation.

Après le braquage de La Poste à Scarron (il y a un an), du Carrefour Market rue Boucicaut et de la bijouterie rue Dolivet (en septembre dernier), il faut bien admettre que ce qui s'est passé hier soir aux Blagis n'est pas lié à ce seul quartier. Il s'agit d'un problème qui couvre l'ensemble de la ville de Fontenay-aux-Roses et au-delà.

Appelé par des personnes du quartier, je me suis rendu dès hier soir sur place et également ce matin. J'ai rencontré des habitants, des commerçants et des responsables d'associations afin de savoir ce qu'ils pensent de cette nouvelle agression et, plus largement, comment ils perçoivent la vie de leur quartier.

Plusieurs remarques m'ont été formulées.

- D'abord le sentiment d'abandon et d'isolement par rapport au reste de la ville est largement ressenti, surtout depuis la fermeture de l'Escale qui a rompu une forme de lien social. Les habitants sont demandeurs de plus de services et de présence de l'autorité, pouvant apporter une vie de quartier plus vivante et plus sécurisée. Ainsi, un point de La Poste (par exemple au tabac) ou l'ouverture d'une annexe de la police municipale seraient bien accueillis.

- Ensuite, il n'y a pas de fort sentiment particulier d'insécurité. Les gens pensent que les braqueurs d'hier soir ne sont certainement pas du quartier, voir de la ville. Cependant, une présence policière plus forte semble souhaitée, car il existe quand même des problèmes d'incivilités et de petite délinquance.

- Enfin, certains pensent que c'est aux habitants du quartier de participer à la sérénité et à la qualité de vie de la cité. Des associations vivantes et dynamiques manquent sur le terrain. Et comme tout est lié, la présence et l'engagement des habitants permettraient de limiter, là aussi, quelques problèmes.

police-municipale.jpgMais, comme je l'ai déjà écrit sur ce blog, je pense qu'en matière de sécurité, la police municipale a un rôle essentiel à jouer, et cela sur l'ensemble de notre commune. Du seul fait de son rayon d'action, la police municipale est la police de proximité par excellence. Il suffit de lui donner des moyens et des missions qui correspondent à cette présence sur le terrain, au côté des Fontenaisiens. Bien entendu, elle ne doit pas se substituer à la police nationale, mais elle doit avoir les moyens d'assurer avec efficacité un premier niveau de prévention et d'intervention.

D'autres solutions peuvent également être proposées. En réalité, la question de la sécurité dans nos communes nécessite une réflexion de fond, avec les habitants, les associations, les structures de l'Etat, et en regardant les expériences menées dans d'autres villes. Il nous appartient donc d'en débattre tous ensemble !

27/06/2010

Les Blagis : une véritable attente et un espoir de changements

Après un premier semestre animé dans le quartier des Blagis, notamment au travers des différentes opérations de police et dégradations diverses, samedi se tenait la fête des Blagis.

fete-des-blagis-01_juin2010.JPGCet événement était organisé par les habitants et les associations des Blagis et, malgré les aspects festifs et bien sympathiques qui prévalaient en cette belle journée, beaucoup de personnes et d'associations m'ont fait part de leurs préoccupations concernant la vie du quartier. Les événements violents qui se sont déroulés depuis le début de l'année (lire par exemple les articles suivants : "Tirs de mortiers de feux d'artifice sur une voiture de police", "Effraction à la Maison de Quartier des Blagis"), la fermeture du centre socio-culturel des Blagis (vaguement remplacés par la Maison de Quartier), ainsi que les problèmes de dialogues entre les communautés, ou encore la fragilité des quelques commerces qui tentent de survivre, ont été les points les plus souvent évoqués lors des entretiens que j'ai pu avoir avec les associations et les habitants.

Un autre point, souvent évoqué, est l'absence d'une véritable mixité sociale. Beaucoup de gens m'ont dit qu'ils avaient le sentiment que n'étaient regroupées dans ce quartier uniquement des personnes de mêmes catégories sociales et qu'ils souhaiteraient beaucoup plus de différences et de diversités.

Pour terminer, un point satisfaisant : la venue de personnes de l'opposition municipale, opposition à Pascal Buchet, a été fortement appréciée. Trop souvent, les habitants considèrent que les politiques ne viennent qu'à la veille des élections, et cette remarque je l'ai entendue plusieurs fois samedi. Aussi, l'intérêt que nous pouvons porter aux problèmes de ce quartier et les solutions que nous pouvons proposer constituent une véritable attente et un espoir de changement pour ce quartier.

fete-des-blagis-02_juin2010.JPG

06/05/2010

"Laissons pousser" dans les rues de Fontenay-aux-Roses

Lors du Conseil de quartier "Parc - Centre ville" du 5 mai, les participants ont évoqué notamment les problèmes de propreté des rues de Fontenay-aux-Roses, et plus particulièrement la liberté laissée au développement anarchique de la végétation dans nos rues.

Concernant plus particulièrement la propreté des rues, les habitants du quartier ont signalé que les rues étaient sales et que certaines d'entre elles pouvaient rester plusieurs semaines sans intervention des équipes de nettoyage. Le maire, Pascal Buchet, a répondu que la fréquence de passage des équipes d'entretien variait selon les rues et les quartiers, entre l'intervention hebdomadaire et mensuelle. Ce qui explique que certaines rues sont sales pendant de longues périodes. Ce sentiment que notre ville est salle est d'ailleurs ressortie nettement dans l'un des sondages en ligne que nous vous avons proposé sur notre site de l'UMP Fontenay, puisque à 71% les Fontenaisiens pensent que les rues ne sont pas propres (sondage de février 2010) !

Hier soir, les habitants ont également signalé à Pascal Buchet que la végétation se développe de façon anarchique et intensive dans nos rues : trottoirs, caniveaux, milieu des rues. Pour mémoire, je vous invite à vous reporter à un article que j'avais écrit en septembre 2009 et comportant des photographies illustrant exactement les propos des Fontenaisiens. Neuf mois plus tard, la situation n'a pas changé !

Alors, quelle est la réponse de Pascal Buchet ? C'est volontaire car, non seulement, la mairie refuse d'utiliser des produits chimiques pour détruire cette végétation expansive dans nos rues, mais encore il y a la volonté de laisser pousser la biodiversité de Fontenay-aux-Roses, notamment au travers de l'opération "Laissons Pousser" !

L'objectif avoué (et largement commenté dans le Fontenay Mag) est, je cite, de remettre de la nature sauvage et de la biodiversité dans la ville. Il est demandé aux Fontenaisiens de venir chercher à la mairie un petit sachet de graines de fleurs sauvages, de choisir un pied d'arbre dans les rues ou tout autre espace public et de semer. Voici donc la réponse de Pascal Buchet ...

Cette opération "Laissons Pousser" est en réalité mise en place par la communauté d'agglomération Sud de Seine, dans le cadre de son adhésion à la Charte régionale de Biodiversité. Cette charte reconnait l'importance du patrimoine naturel de la Région et engage les adhérents à mettre en oeuvre une stratégie partagée de préservation de la biodiversité.
Ainsi, que l'on sensibilise, par exemple, les enfants des écoles maternelles de Fontenay à la biodiversité en leur permettant de semer ces graines de fleurs sauvages dans les potagers pédagogiques, c'est une bonne chose. Que les jardiniers municipaux sèment également des espaces verts (par exemple face au collège ou sur la pelouse devant le château Sainte-Barbe), c'est effectivement une initiative intéressante.

Par contre, utiliser cette opération pour dissimuler le fait que la végétation se développe de façon anarchique dans nos rues ne me semble pas correspondre aux attentes des Fontenaisiens. Ceux-ci veulent, certe une ville verte et s'intégrant dans un processus de sauvegarde de la biodiversité, mais surtout ils veulent une ville propre avec des rues bien entretenues !

16/04/2010

Conseil de quartier Scarron-Sorrières

Le 14 avril se tenait le Conseil de quartier Scarron - Sorrières. Les habitants sont venus en nombre faire part de leur mécontentement au maire, Pascal Buchet, et de leurs inquiétudes sur l'avenir du quartier.

Dès le démarrage de la réunion, une certaine tension était manifeste. En effet, lors de l'explication du nouveau déroulement des Conseil de quartier par Sylvie Lours (conseillère municipale déléguée à la démocratie locale), les personnes présentes ont exprimé leur mécontement. Comme je vous en parlais dans un article du 28/02/2010, les conseils de quartier se déroulent maintenant en deux temps, le maire n'étant présent et ne répondant aux questions que lors de la seconde partie de la réunion. Les habitants du quartier venaient avec des questions précises et ils souhaitaient les poser directement à Pascal Buchet pour obtenir rapidement des réponses précises.

Mais surtout, concernant le fond des sujets abordés, des sentiments d'inquiétude et d'abandon ont émergé rapidement. Les problèmes soulévés, les questions posées et la volonté des habitants d'obtenir des réponses claires démontrent qu'un malaise existe et que les difficultés de vivre dans ce quartier sont de plus en plus grandes.

 

Qu'ont dit les habitants des Sorrières et de Scarron ?

  • Inquiétude quant à l'évolution des loyers. Il s'agit des résidences que la société ICADE vend actuellement à des bailleurs sociaux et dont les appartements deviennent à cette occasion des logements sociaux (HLM). Sont concernées environ 800 familles qui n'ont strictement aucune information, qui ont le sentiment qu'il n'y aucune concertation ni avec la mairie, ni avec ICADE. Les seules informations dont disposent les habitants sont des rumeurs, "des bruits qui courent". La grande peur des habitants réside dans la menace de devoir payer des surloyers au titre du dépassement d'au moins 20% des plafonds de ressources pour l'attribution des logements sociaux (ce que l'on appelle le supplément de loyer de solidarité, le SLS). Certaines familles, de classe maoyenne, habitent dans ces logements depuis de très longues années, ont des revenus qui induiront probablement un SLS et craignent de ne pas pouvoir rester dans ces logements parce qu'elles ne pourront pas payer de tels montants de loyer. Les autres familles ont peur qu'il y ait de moins en moins de mixité sociale et que le quartier se transforme peu à peu en ghetto.

  • Inquiétude quant à la sécurité dans les résidences. Les habitants du quartier, essentiellement des Sorrières, ont fait part de l'augmentation des dégradations dans les immeubles (par exemple des ascenseurs), des incivilités, du commerce de la drogue, des cambriolages, des occupations des halls d'immeubles la nuit, ainsi que la présence de personnes extérieures aux résidences (voitures immatriculées dans d'autres départements). Un véritable sentiment d'insécurité se développe d'année en année. Les habitants ont expliqués qu'ils se sentent abandonnés et craignent que le quartier devienne peu à peu une zone de non-droit : absence de la police municipale et difficultés d'intervention de la police nationale.

  • Sentiment d'abandon de la vie commerciale et sociale du quartier. La fermeture de commerces, non remplacés, depuis plusieurs années (boucherie et marchand de journaux) et la fermeture de la Sécurité Sociale laissent un sentiment d'abandon aux habitants de Scarron. Ils ont l'impression que rien n'est fait pour dynamiser et garantir une vie sociale du quartier.

  • Sentiment d'isolement du quartier Scarron - Sorrières. Le quartier, loin du centre ville, peuplé à la fois d'actifs et de personnes agées, a le sentiment d'être très mal désservi par les transports en commun. Qu'il s'agisse des lignes de bus de la RATP (dont les horaires ne sont pas appropriés) ou du Petit Fontenaisien (dont le circuit et les fréquences sont insuffisants) ne permettent pas un déplacement vers le centre ville ou vers les villes alentours de Fontenay-aux-Roses dans de bonnes conditions.

On le voit, le quartier se trouve aujourd'hui confronter à de graves difficultés.

Ce qui est prioritaire, aujourd'hui, sur ce quartier, c'est à la fois de préserver la qualité de vie des habitants, la mixité sociale et le service rendu à toute la population. La qualité de vie c'est aussi bien la sécurité des biens et des personnes, une variété et un dynamisme des commerces, des transports utiles et fonctionnels, que une population diverse sur le plan social et qui sent son quartier s'épanouir et évoluer.

Alors les réponses de Pascal Buchet, à ce conseil de quartier, qui consistent à dire pour dissimuler son impuissance "c'est la faute du gouvernement, c'est la faute d'ICADE, c'est la faute de la CPAM, c'est la faute de la RATP ...", ou bien qui consistent à proposer des solutions miracles comme "une aide à l'achat de vélos électriques, la construction de 12 nouveaux logements sociaux à la place de la Sécurité Sociale, la communication dans le Fontenay Magazine pour aider les commerces de Scarron ... " paraissent bien loin des attentes des habitants du quartier.