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30/06/2011

Sirène d'alerte ce matin : ce n'était pas le CEA

Vous avez été nombreux, ce matin, à me contacter pour me demander ce qui s'était passé au CEA, suite au déclenchement de la sirène d'alerte.

En effet, vers 6H20, sur toute la commune de Fontenay-aux-Roses, nous avons entendu une sirène d'alerte. Elle a sonné pendant une bonne demi-heure et bien évidemment, nous avons été nombreux à penser à un problème sur le site du CEA.

Je viens d'avoir un appel de Stéphane Jacquot (président de la CLI*), que j'avais moi-même contacté ce matin. Il m'a apporté les éléments d'information suivants :

  • Le CEA n'est absolument pas à l'origine de cette alarme.
  • Cette alarme provenait du site EDF, géographiquement tout proche du site du CEA. Il s'agissait en réalité d'une simple anomalie à EDF.

Donc, nous pouvons tous être rassurés, il n'y a eu ce matin aucun incident au CEA de Fontnay-aux-Roses.

 

* la CLI est la Commission Locale d'Informations

06/06/2011

Fermeture de la crèche Sainte-Barbe : le combat continue !

La fermeture de la crèche Sainte-Barbe est toujours planifiée pour le 30 juin 2011. Les enfants de cette crèche seront donc tous transférés à partir du mois de juillet. Mais l'association de parents, "Les Berceaux de Fontenay-aux-Roses", reste fortement mobilisée.

La municipalité a décidé de fermer la crèche Sainte-Barbe suite au projet de création d'un auditorium et de transfert du conservatoire au Château Laboissière. En effet, ce projet a pour dommage colatéral la fermeture de la crèche dont les locaux actuels vont être transformés en maison des associations (ces dernières devant quitter le château Laboissière).
Résultat : 45 berceaux sont purement et simplement supprimés sur la ville.

06-06-2011_creches.jpgL'association Les Berceaux de Fontenay-aux-Roses reste fortement mobilisée et lance une campagne "Balcons militants". Déjà, commencent à apparaître sur les balcons de Fontenay-aux-Roses des panneaux affichant clairement des slogans contre la fermeture des crèches dans notre ville. L'association demande à ce que cette opération puisse se développer et lance un appel pour que d'autres panneaux de ce genre apparaissent.

Sur le fond du dossier, il est curieux de constater la précipitation de la mairie pour fermer cette crèche. Les parents ont été informés à l'automne 2010, la fermeture prévue et confirmée à la fin de ce mois et pour des travaux qui devaient débuter cet été. Hors, aujourd'hui, la programmation des travaux dans les locaux de la crèche prennent un retard important. Les appels d'offres pour la préparation de ces travaux ne sont mêmes pas encore préparés en mairie. Il est donc impossible que des travaux commencent cet été. Compte tenu des délais administratifs, il est peu probable que des entreprises puissent être présentes sur le site avant le mois de décembre.

Une nouvelle fois, l'absence d'écoute et de dialogue avec la mairie est mise en évidence. Des questions très précises qui avaient été demandées par les parents du conseil de crèche à Madame Sommier (Conseillère municipale déléguée à la petite enfance) ainsi que des questions posées par "Les Berceaux de Fontenay-aux-Roses" au conseil municipal du 8 février dernier restent toujours sans réponse. Lors du dernier Conseil de quartier (Scarron-Sorrières), lorsque le problème a été abordé par des parents, la seule réaction a été une colère de Monsieur Zanolin qui a empéché toute discussion en traitant le public présent de "réac" !

Le combat contre la fermeture des crèches continue et nous devons aider les parents à demander un moratoire sur ce dossier et réclamer l'étude de propositions alternatives (qui existent).

Les places de crèches devraient constituer une priorité de la politique sociale et familiale dans notre ville. Le sujet est suffisamment important pour que nous puissions prendre le temps d'y réfléchir afin de proposer aux jeunes parents des solutions réelles et efficaces.

 

Pour en savoir plus : Le site internet Les Berceaux de Fontenay-aux-Roses

28/04/2011

Les riverains du CEA de Fontenay-aux-Roses réclament plus de transparence

Une réunion s'est tenue hier soir, dans le cadre de la Commission Locale d'Information (CLI) auprès du CEA de Fontenay-aux-Roses, pour faire le point sur le processus de démantèlement des installations nucléaires du site de notre commune. Beaucoup de questions restent sans réponse ...

cli,fontenay-aux-roses,cea,nucléaire,commission locale d'information,démantèlement,assainissementLa Commission Locale d'Information est une structure composée d'élus des villes voisines et d'associatifs, dont le rôle est de surveiller et d'informer le processus de démantèlement du site du CEA de Fontenay-aux-Roses (pour en savoir plus, lire mon article du 4 février 2011 et le site de la CLI). Cette commission est présidée par Stéphane Jacquot (conseiller municipal UMP de Châtillon).

Même si le site du CEA de Fontenay-aux-Roses n'a jamais accueilli de centrale nucléaire et n'a donc jamais produit d'énergie, il a quand même utilisé des installations nucléaires et des produits radioactifs. Ces activités ont céssé en 1995, mais le démantèlement et la dénucléarisation n'ont réellement commencé qu'en 2007 pour s'achever en 2018, avec un coût estimé de 500 millions d'Euros. Cette opération de démantèlement est un processus long et incertain, puisque le CEA nous a expliqué hier soir qu'ils ne pouvaient s'engager sur des délais fermes.

Ce que la CLI a relevé, c'est à la fois le manque d'informations, l'imprécision sur les délais et les coûts engendrés par l'opération. En effet, plusieurs questions se posent et les riverains du site réclament plus de transparence.

Ainsi, nous avons appris hier soir que, faute de pouvoir faire une évacuation des déchets autrement qu'au compte goutte, ces déchets sont stockés sur le site. Dans quelles conditions de sécurité le sont-ils ? Nous avons eu peu d'éléments même si les membres du CEA, présents à la commisssion hier soir, se sont montrés rassurants.

Il nous a été aussi expliqué qu'il y avait peu d'archives sur ce qui a été entreposé et utilisé sur le site et que les personnes qui interviennent dans cette opération rencontrent des difficultés techniques sur la composition et le volumes des déchets, l'importance de la pollution des sols (absence de sondage préalable), les retards d'évacuation des déchets qui engendrent le stockage sur le site, l'appel à des sous-traitants qui ne sont pas toujours optimum et, enfin, des retards administratifs liés à des autorisations.

Quoiqu'il en soit, l'objectif annoncé par le CEA est que 99% des matières radioactives auront été retirées du site en 2018 (sauf aléas) et que ce démantèlement se fait en donnant la priorité à la sûreté.

Il n'en demeure pas moins que beaucoup de questions restent sans réponse et qu'il persiste un sentiment de manque de transparence. Par exemple, dans l'un des bâtiments, les détecteurs incendie et surtout le système d'extinction sont tombés en panne de janvier à mars (3 mois). L'information n'a été fournie à la CLI que très tardivement.

Enfin, je regrette une nouvelle fois que la municipalité de Fontenay-aux-Roses ne communique absolument pas sur cette question d'importance pour notre ville. La réunion d'hier soir était publique et nous étions peu de Fontenaisiens à y être présents ... c'est bien dommage.

20/02/2011

Inquiétudes au Val Content

Les habitants de la résidence du Val Content ont souhaité me faire part de leurs inquiétudes concernant différents projets et événements dans la résidence : nouveaux logements sociaux, problèmes de stationnement et de sécurité.

Tout commence avec l'ALJT, ancien foyer pour étudiants et jeunes travailleurs. Il se trouvait rue Jean-Pierre Laurens. Maintenant désaffectés, les locaux de l'ancienne ALJT vont faire l'objet d'une réhabilitation afin de les transformer en logements sociaux.

Le projet a été présenté le 9 février, par le maire Pascal Buchet et OSICA (bailleur social) aux locataires de la résidence. Ce foyer va donc se transformer en 69 logements (de T1 à T4), avec la création d'un parking semi-enterré de 37 places et la création d'une crèche (en bas du bâtiment).

Les habitants du quartier ne sont pas fondamentalement opposés à ce projet, mais ils s'interrogent sur les conséquences de cette réhabilitation pour la vie quotidienne du quartier.

En effet, la nature de la population va changer, puisque d'étudiants ou de jeunes travailleurs qui partaient le matin et rentraient le soir, les nouveaux locataires seront des familles avec des enfants, avec une présence dans la journée et une activité de quartier largement modifiée. Par exemple, ces familles posséderont des voitures (que n'avaient pas les étudiants) et, alors qu'il existe déjà actuellement des problèmes de parking, les locataires craignent de voir s'accentuer ces difficultés de stationnement.

Le parking enterré  comprendra 37 places. Mais, il ne s'agit pas totalement de création de nouvelles places, puisque en réalité il sera construit à un emplacement qui comprend déjà un parking. La seule différence, c'est qu'au-dessus de ce parking sera créé un espace vert avec des jeux d'enfants.

La crainte des habitants du Val Content, réside aussi dans l'augmentation de la circulation automobile dans la résidence, avec les problèmes de sécurité qui vont en résulter pour, notamment, les enfants. En effet, les voies de la résidence sont privées, mais déjà rendues quasiment publiques par le fait de l'ouverture de la barrière. L'augmentation du nombre de véhicules des résidents, mais aussi les allées et venues des parents déposant leurs enfants à la crèche vont générer une densification de la circulation automobile.

La création d'une crèche au pied de ces locaux pose également des questions. Cette nouvelle crèche comprendrait une vingtaine de berceaux sur deux niveaux et sur une surface de 250 m². Deux niveaux, cela signifie deux équipes pour s'occuper des enfants, donc plus de personnels. Où ces personnes vont-elles stationner leurs voitures ? Dans la résidence. Il faut donc aménager des places de stationnement supplémentaires pour elles, en plus de places de "dépose minute" pour les parents. Hors, les réponses d'OSICA sur ce problème restent imprécises.

 

Mais d'autres inquiétudes existent.

Comme d'autres résidences et quartiers de Fontenay-aux-Roses, le Val Content a changé de bailleur social en janvier 2010. La résidence est gérée maintenant par OSICA. La première impression des locataires est qu'il existe une différence de prestations entre OSICA et ICADE (le précédent bailleur). En un an, la gestion de la résidence semble peu performante et les relations entre locataires et le bailleur social sont tendues.

Il existe également des problèmes de sécurité avec des groupes qui traînent la nuit dans les halls des immeubles. Mais, par l'action des locataires eux-mêmes, ces groupes se sont déplacés ensuite dans certains appartements.

Plus grave encore, en un an, les locaux des "encombrants et des poubelles" ont subi trois incendies. Le dernier, en date du 14 février, a nécessité la présence de cinq camions de pompiers et de trois ambulances de secours. Heureusement, aucun blessé n'est à déplorer, mais il y a eu plusieurs personnes intoxiquées (dont une femme enceinte qui a été évacuée). La conséquence de cet incendie, outre les personnes intoxiquées, est la coupure de l'électricité et du chauffage de trois immeubles, dont la maison de retraite de l'AREPA.

Cet incendie est peut-être volontaire ou criminel (l'enquête le dira). Mais ce qui inquiète fortement les locataires, c'est qu'il n'y a aucun résultat ou aucune information des enquêtes des deux incendies précédents (31 janvier et 4 mai 2010). Et l'une des causes probables de ces incendies, c'est que, malgré des relances répétées auprès d'OSICA, les locaux des encombrants peuvent rester plusieurs mois sans être vidés, avec des matières inflammables (meubles, emballages en carton et polyuréthane, sapins de Noël ... ).

Aujourd'hui, les habitants du Val Content se sentent délaissés, par le bailleur social d'un côté, par la municipalité de l'autre. Ils craignent à la fois la densification de leur quartier, l'intensification des problèmes de sécurité et la dégradation des prestations du bailleur social. Une nouvelle fois, la nécessité de la concertation et du dialogue entre tous les intervenants semblent plus que jamais nécessaires.