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16/02/2012

Conseil municipal : Débat d'Orientation Budgétaire et Charte de Démocratie Participative

Le Conseil municipal se réunit ce soir. A l'ordre du jour, de nombreux points dont le Débat d'Orientation Budgétaire et l'adoption de la Charte de Démocratie Participative.

D'abord, vous pouvez consulter l'ordre du jour du Conseil de ce soir, sur le site internet de la ville.

Le Conseil commencera par les thèmes de la démocratie locale avec l'adoption de la Charte de Démocratie Participative et les finances avec le DOB (Débat d'Orientation Budgétaire).

La Charte de Démocratie Participative qui sera présentée ce soir n'est pas totalement le texte proposé par le groupe de travail, mais celui modifié par les élus de la majorité municipale (le groupe PS). Je le regrette car nos propositions allaient plus loin dans l'ouverture et le fonctionnement de cette démocratie locale : certaines n'ont pas été retenues.
Il s'agit cependant d'une première étape et je souhaite que la Charte soit adoptée ce soir.

Le Débat d'Orientation Budgétaire sera le moment de faire le point sur la santé financière de notre ville et surtout les perspéctives d'avenir pour Fontenay-aux-Roses. Nous savons dès maintenant que dans la présentation qu'en fera le maire adjoint aux finances, Gilles Mergy, des attaques politiques contre l'Etat (désengagement, politique gouvernementale ... ) seront mises en avant pour justifier une future hausse de la fiscalité locale.

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Je vous invite donc à venir ce soir
soutenir nos élus de l'opposition de la Droite et du Centre.

27/01/2012

Pascal Buchet jugé en appel : compte rendu de la première journée

J'ai assisté hier au procès en appel de Pascal Buchet, à la cour d'appel de Versailles : des questions précises de la part des juges et des avocats, un déni de toute responsabilité de la part du maire de Fontenay-aux-Roses.

De 15H00 à 21H30, la cour d'appel de Versailles jugeait en seconde instance Pascal Buchet et sa directrice de cabinet suite à la condamnation pour harcèlement du maire de Fontenay-aux-Roses. Une audience longue, mais caractérisée par une recherche de la précision pour essayer de comprendre ce qui s'est passé, le processus qui a conduit Madame Sauvagnac à se suicider.

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Tout a commencé par le rappel des faits, des différents témoignages et expertises qui ont été produits en juin 2011, lors du procès en première instance au tribunal de Nanterre. Puis, le maire de Fontenay-aux-Roses a été très longuement interrogé par les juges. La cour a poussé Pascal Buchet dans ses retranchements, cherchant à obtenir des réponses précises et détaillées sur chaque point comportant un flou ou un évitement de réponse.

2251417623.jpgPascal Buchet a d'abord essayé de faire jouer la fibre sentimentale : il a fait part à la cour du bouleversement provoqué par le décès de sa directrice de la communication et du partage de la douleur avec la famille. Mais il a surtout basé sa défense sur la notion de "cabale" montée contre lui, la négation des témoignages qui, selon lui, sont motivés par la rancoeur. Lorsque le juge lui demande si il se sent responsable, le maire répond : "en aucun cas je suis responsable".

La notion de complot politique a été également avancée : Pascal Buchet serait la victime d'un complot politique organisé par son premier adjoint de l'époque (Dominique Lafon) et la direction générale des services, les témoignages du personnel étant le fruit de la rancoeur ...

Nous avons eu ensuite les plaidoiries de l'avocate de Monsieur Sauvagnac et de l'avocat général. La première a démonté et réfuté la notion de complot ou de manipulation politique de la part du premier adjoint de l'époque. Elle s'est attachée à démontrer le lien hiérarchique directe entre le maire et la directrice de la communication (poste clé pour un homme politique). Elle a aussi insisté sur l'évidence du dénigrement, du surcroît de travail, des injonctions contradictoires qui ont mis, puis enfoncé peu à peu, Jenny Sauvagnac dans un enfer insupportable.

L'avocat général, dans un très long réquisitoire, précis, détaillé et illustré par des extraits de témoignages, d'expertises, de mails d'élus et de collègues de la directrice de la communication, a démontré que Pascal Buchet est dans le "comble du déni" : la théorie du complot politique, l'enquête partiale, l'absence de relation directe avec la directrice de la communication et son absence de responsabilité dans la pression qu'elle a subie ... tout cet argumentaire de Pascal Buchet est rejeté par l'avocat général qui pointe du doigt la dangerosité par la séduction de Pascal Buchet, le rôle politique majeur (cumulard de fonctions) de l'élu et le caractère sensible de la communication qui est le nerf de la guerre en politique. Un terreau favorable au harcèlement compte tenu de la personnalité du maire.

L'avocat général demande à ce que Pascal Buchet soit condamné à la peine maximale, soit 1 an de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende, et que sa directrice de cabinet soit relaxée.

La suite du procès en appel se fera  aujourd'hui sur la plaidoirie de la défense ...

12/12/2011

Retour sur le Conseil municipal du 8 décembre

Le dernier Conseil municipal de Fontenay-aux-Roses nous a permis de constater l'affaiblissemment de Pascal Buchet qui semble ne plus avoir beaucoup le soutien de sa majorité.

non-a-la-censure-04.jpgD'abord, les élus de l'opposition (Michel Faye pour les Associatifs et les élus de la Droite et du Centre) ont manifesté contre la censure des tribunes libres dans le Fontenay Magazine de décembre en accrochant des affiches devant les places qu'ils occupent au Conseil. Personne n'y a trouvé à redire et ces affiches sont restées pendant toute la soirée.

Ensuite, sur le fond, il y a eu quelques moments forts, notamment concernant des interventions de Anne Bullet (Parti Radical) et de Dominique Lafon (PS) concernant la façon dont le personnel est géré par l'équipe municipale. Ce qui est surprenant, ce sont les réponses de Madame Jacqueline Segré (première adjointe, en charge du personnel) qui se retranche systèmatiquement derrière des références légales pour ne pas répondre sur le fond des questions et qui s'étonne que le personnel ose s'adresser aux élus de l'opposition.

Ainsi, sur une question de Dominique Lafon concernant une procédure en cours à l'encontre du Directeur Général des Services devant l'opacité de la procédure et de ses conséquences pour la mairie, nous avons assisté à une réponse d'une clarté et d'une précision dont je vous laisse juge :

- Madame Segré : je vais me référer à la loi du 26 janvier 1984. Elle n’a pas changé, n’est ce pas (sourire !), la procédure a été respectée.

- Pascal Buchet : la réponse est donnée.

- Dominique Lafon : Je ne suis pas d’accord ...

- Pascal Buchet, coupant la parole : Jacqueline Segré a donné des explications lors du dernier conseil où tu n’étais pas là.

- Dominique Lafon : je tiens à la disposition des élus qui le souhaitent les documents qui décrivent la procédure et son coût qui est au moins de 300.000 euros.

Voici un bel exemple de la démocratie au sein du Conseil municipal.

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Mais ce qui est plus intéressant, c'est que pendant ce Conseil municipal, une délibération concernant l'implantation d'Autolib à Fontenay-aux-Roses a été débattue. A cette occasion, il est apparu que la majorité municipale est très partagée sur ce dossier et lorsque le vote est intervenu, les fractures entre Verts, divers gauches, communistes et socialistes se sont affirmées.

Le résultat du vote a été le suivant :

  • 14 voix pour
  • 10 voix contre
  • 11 abstentions

Si l'on considère que dans le vote "pour", il y a eu les 5 voix du groupe d'opposition de la Droite et du Centre (explication de vote sur le site des élus), on se rend compte que Pascal Buchet pouvait être mis en minorité au Conseil municipal, de façon très nette. A titre personnel, étant opposé à ce projet pour différentes raisons, je regrette que nous n'ayons pas saisi cette opportunité. Mais ce qui ressort de ce petit événement, c'est que Pascal Buchet n'a pas su rassembler et mobiliser sa majorité sur ce projet qui engage, outre Fontenay, les autres villes de la communauté Sud de Seine.

 

Et au-delà de tout cela, la vraie question est de savoir si la ville peut continuer à être gérée de cette façon. Au regard des décisions prises qui semblent de plus en plus désordonnées, des fractures de plus en plus visibles dans la majorité municipale, du discrédit qui entoure la personnalité de notre maire, c'est l'image même de Fontenay-aux-Roses qui est écornée, c'est l'avenir même de son dynamisme et de son bien être qui se trouve posé. Il nous appartient, dès maintenant, de nous rassembler et de préparer l'après Buchet.

 

  » Le voeu posé par Anne Bullet
  » La question posée par Dominique Lafon

06/12/2011

Contestation interne au PS : pour le retrait de Pascal Buchet

Pascal Buchet, comdamné pour harcèlement moral en juin dernier, est de plus en plus contesté au sein du PS des Hauts-de-Seine. Ils sont de plus en plus nombreux à demander son départ du poste de premier secrétaire.

Le Parti Socialiste du 92 grogne. Deux faits marquants sont révélés aujourd'hui dans le journal Le Parisien.

D'abord, une trentaine de membres du Conseil fédéral du PS viennent de lui adresser un courrier pour que Pascal Buchet convoque au plus vite une réunion, suite "aux graves difficultés de fonctionnement" que connaît la fédération depuis plusieurs mois". Les signataires de ce courrier sont notamment Philippe Kaltenbach (sénateur et maire de Clamart), Philippe Sarre (maire de Colombes), Martine Gourrier (présidente du groupe PS au Conseil général), deux conseillères régionales, sept secrétaires de section ...

Ce qu'ils demandent ? Purement et simplement le retrait de Pascal Buchet du poste de premier secrétaire. La direction fédérale serait alors provisoirement assurée par un collectif en attendant le verdict du jugement de la cour d'appel de Versailles.

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Ensuite, à Bagneux, la compagne de Pascal Buchet a reçu l'investiture pour les prochaines élections législatives, lors d'un vote interne dont des conditions sont contestées par le groupe socialiste local. D'après le Parisien de ce matin, ils "dénoncent de nombreux dysfonctionnements, voire plusieurs négligences surprenantes lors du scrutin". Notamment, une vingtaine de personnes aurait été exclue étrangement des fichiers contenant la liste des votants.

 

Pascal Buchet ferait-il de la démocratie interne au PS comme il pratique la démocratie locale à Fontenay-aux-Roses ? Quoi qu'il en soit, tout cela devient véritablement affligeant et je suis persuadé qu'au-delà des dysfonctionnements internes au PS des Hauts-de-Seine, le comportement de Pascal Buchet rejaillit sur l'ensemble de notre ville. Depuis plus d'un an maintenant, la presse écrite et audiovisuelle parle des tristes mésaventures du maire. Quelle image Fontenay-aux-Roses a-t-elle auprès des non-fontenaisiens ? Quelles en sont les conséquences qui rejaillissent sur notre ville, son fonctionnement et sa gestion ?

Il serait temps, comme je l'ai proposé dès le 7 octobre 2010, que Pascal Buchet se mette en retrait de la gestion de notre commune. C'est une question de morale politique. C'est aussi une question de bien être de Fontenay-aux-Roses, de son image et de sa gestion.