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08/01/2011

Censure de la Tribune libre de la Droite et du Centre

Dans le Fontenay Magazine de ce mois de janvier, la Tribune libre du groupe de la Droite et du Centre a été censurée en application de l'article 22 du règlement intérieur du Conseil municipal.

Cet article 22 stipule : " Les textes figurant dans cet espace sont publiés sous l'entière responsabilité de leurs auteurs. Les attaques personnelles ainsi que tout ce qui est contraire aux lois et règlements en vigueur sont formellement interdits ".

01-2011_tribune-censuree.JPGComme beaucoup de Fontenaisiens, nous avons été étonnés de cette censure. D'abord, parce qu'il appartenait à la Mairie de prendre contact avec nos élus pour les en avertir et éventuellement leur demander de corriger le texte. Il n'en a rien été. Ensuite, les élus n'ont pas le sentiment d'avoir mené une attaque personnelle contre qui que ce soit. Pour vous faire votre propre opinion, vous pouvez lire cette tribune libre sur le site des élus de la Droite et du Centre, sous le titre "M. Buchet, un politicard plus attaché à sa carrière qu'au devenir de Fontenay".

La loi l’impose, une tribune libre doit être mise à disposition des groupes d’opposition dans le journal municipal des communes. Cette tribune libre, comme son nom l’indique, permet la libre expression et sous l'entière responsabilité de ses auteurs. Si des opinions concernant le bilan de maire de Pascal Buchet ou des remarques sur sa future carrière au Sénat constituent des attaques personnelles, alors c'est qu'il n'est plus possible à une opposition de s'exprimer. Il ne peut plus y avoir de démocratie locale.

Ce matin, sur le marché, vous avez été nombreux à me faire part de votre indignation en découvrant cette censure. Rassurez-vous, nous avons demandé des explications par écrit au Maire, nous attendons ses réponses. Notre groupe de la Droite et du Centre a également écrit au Préfet pour lui demander de  rappeler à Pascal Buchet la loi sur les droits d'expression des élus de l'opposition. Nous ne lâcherons pas l'affaire et cette tribune libre sera largement diffusée sur notre ville.

 

19/12/2010

Création de deux nouvelles associations en réaction à des projets de la municipalité

En une semaine, deux associations se créent à Fontenay-aux-Roses avec pour objectif d'établir une concertation avec la municipalité. A chaque fois, le constat est le même : il y a un manque d'information et de dialogue avec les habitants qui découvrent des projets aux conséquences importantes pour notre ville.

18-12-2010_asso-berceaux.jpgL'association Les Berceaux de Fontenay-aux-Roses regroupe des parents qui demandent l'instauration d'un véritable dialogue citoyen entre les parents d'enfants et la municipalité. Ce matin ils distribuaient un tract sur le marché.

Cette association est préoccupée par les questions liées à la garde des enfants et souhaite en priorité le maintien des places de crèche dans notre ville. Car les parents sont très inquiets de la fermeture de 45 places de crèche municipale (crèche Sainte-Barbe) qui ramènerait le nombre de petits Fontenaisiens bénéficiant d'une place en crèche publique de 40% en 2008 à 30% à la rentrée 2011.

En effet, la municipalité souhaite installer une partie des activités du CCJL au Château Sainte-Barbe. La crèche se trouvant dans ces locaux ne peut donc pas être maintenue. Pourtant, dans le Fontenay Magazine de décembre, on nous explique qu'il s'agit d'un simple transfert suite à la municipalisation de 120 places de deux crèches départementales. Mais le compte n'y est pas : car ces 120 places de crèches ne sont pas nouvelles, elles existent et sont déjà occupées par des enfants.

18-12-2010_asso-soubise.jpgL'Association Conservatoire-Soubise s'intéresse, elle, au projet de transfert de l'école de musique et de danse au Château Laboissière. Le terrain de l'actuel conservatoire serait donc vendu à un promoteur immobilier. Ce terrain représente une surface de 1600m².

Les inquiétudes de cette association concernent :
- la destruction d'un établissement d'intérêt public qui s'intégre parfaitement dans le quartier Soubise,
- la construction d'immeubles avec un risque de forte densification dans ce quartier pavillonnaire (comme dans le quartier Boris Vildé),
- le déplacement de certaines activités du CCJL au Château Sainte-Barbe avec pour conséquence la fermeture de la crèche Sainte-Barbe,
- un projet lourd au niveau des coûts pour les travaux au Château Laboissière.

Ce qui est frappant, à chaque fois, c'est le manque de communication et de dialogue de la municipalité. Qu'il s'agisse des parents des enfants en crèche, ou bien des habitants du quartier Conservatoire-Soubise, ils prennent connaissance des décisions de la mairie en lisant le Fontenay Magazine. Je pense sincèrement qu'il est nécessaire, en amont, de dialoguer avec les habitants pour expliquer d'une part ces projets importants pour notre ville et, d'autre part, trouver les meilleures solutions avec tous les intervenants et les personnes concernées. Même si au final, le choix appartient à l'équipe municipale, il me paraît essentiel que les Fontenaisiens participent à ces projets.

03/12/2010

La votation citoyenne pour le vote des étrangers, contestée par le préfet

Pascal Buchet organise une votation citoyenne pour le droit de vote des étrangers aux élections locales. Le préfet des Hauts-de-Seine dépose un recours ...

Le maire Pascal Buchet organise, à Fontenay-aux-Roses, une votation citoyenne pour le droit de vote des étrangers aux élections locales, du samedi 27 novembre au samedi 4 décembre 2010. Et effectivement, samedi dernier, sur le marché, les Fontenaisiens pouvaient voter "oui" ou "non" à cette proposition du Parti Socialiste. Et une urne est actuellement déposée dans le hall de la mairie.

Le Préfet des Hauts-de-Seine vient de déposer un recours en référé devant le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise afin de faire annuler cette opération. Pascal Buchet aura beau s'étonner de cette démarche préfectorale qui, d'après lui, tente d’entraver la démocratie locale et d'empêcher le débat d'opinion sur une question aussi essentielle. Cependant, cette consultation pose quelques problèmes.

votation-citoyenne.jpgEn premier lieu, je suis surpris par les affiches comportant le logo de la mairie de Fontenay-aux-Roses, avec un "OUI au droit de vote aux élections locales" écrit en gros. Si Pascal Buchet souhaite promouvoir la démocratie locale dans notre ville, je pense que, avant d'organiser une votation, il aurait été intéressant de permettre aux différentes positions de s'exprimer pour engager un véritable débat de fond. La démocratie doit permettre l'expression de tous les points de vue et non pas orienter la réponse vers une seule direction.

Ensuite, la démarche du préfet est, d'un point de vue juridique, logique. Cette votation citoyenne n'a aucune valeur et les conditions d'organisation ne permettent pas une objectivité donnant au résultat une indication réelle de ce que pensent les Fontenaisiens sur ce sujet. Nous avons vu, samedi, les élus et militants (socialistes et communistes) mobiliser leurs amis pour le "OUI". Et puis, est-ce le rôle d'une mairie d'organiser ce genre de consultation, alors que ce débat devrait se dérouler à un échelon national ?

Enfin, ce sujet a été abordé à l'Assemblée Nationale, au mois de mars dernier. Une large majorité de députés a rejeté une proposition de loi visant justement à donner "le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales des étrangers non ressortissants de l'Union européenne résidant en France".

Pour conclure, la démocratie locale est certes essentielle et je suis partisan de la consultation des fontenaisiens pour des projets d'intérêts locaux, qui engagent la commune sur de longues périodes et avec des implications financières importantes. Pourtant, jusqu'à présent, le maire a toujours refusé ce genre de consultations, pour Fontenay-aux-Roses.

08/10/2010

Honte sur la majorité municipale

Le Conseil municipal de Fontenay-aux-Roses, hier soir, fut le théatre d'une tragédie honteuse et inadmissible. Pascal Buchet a mis en scène l'exécution publique de son quatrième adjoint au maire, Patricia Guyon. Décryptage du scénario, rôles des acteurs et réactions du public laissent un goût amer à la démocratie dans notre ville.

Habituellement, la salle du Conseil municipal est peu remplie du côté réservé au public. Mais hier soir, la salle était comble, au point qu'il a fallu chercher des chaises supplémentaires. Il faisait chaud, très chaud.

07-10-2010_cm-01.jpgLes élus sont arrivés petit à petit, discutant entre eux avant de prendre place, en apparence détendus. Patricia Guyon est arrivée toute de blanc vétue, le visage fermé et pâle. Un revenant, Dominique Lafon, est apparu et a gagné directement sa place. Pascal Buchet est arrivé en dernier et il a pris le temps de saluer et de serrer des mains.

Le conseil a commencé dans le calme, les points de l'ordre du jour se succèdant tellement lentement que les heures passaient. Mais une tension était légèrement perceptible. Patricia Guyon ignorée par ses voisins, avait le visage grave. Le Conseil se déroulait donc pour nous mener petit à petit vers minuit.

Lorsque le point 19 de l'ordre du jour -vote du Conseil municipal sur le maintien du quatrième Adjoint au Maire dans ses fonctions- a été abordé, Pascal Buchet nous a expliqué qu'un maire a toute liberté pour démettre un adjoint et qu'en plus cette décision a été prise lors d'une réunion du groupe des élus socialistes. Pourtant, du public, on voyait certains élus socialistes qui disaient doucement non de la tête.

07-10-2010_cm-02.jpgPatricia Guyon a ensuite pris la parole. La voix marquée par l'émotion, elle a expliqué qu'elle avait été fidèle à la majorité, en ayant toujours voté les décisions de la municipalité. Elle avait assuré son travail d'adjointe au maire depuis de nombreuses années avec sérieux et aucune faute ne pouvait lui être reprochée. La véritable raison de cette destitution était d'avoir pris ses distances avec le maire suite à l'histoire du suicide d'une fonctionnaire municipale. A la fin de sa déclaration, Patricia Guyon a été applaudie par les élus de l'opposition et par le public.

Nos élus de la Droite et du Centre, ainsi que Michel Faye, ont pris position pour soutenir le maintien de Patricia Guyon à son poste.

Avec cynisme, hypocrisie et un manque flagrant de courage, Ludovic Zanolin a appelé à voter contre le maintien de l'adjointe au maire dans ses fonctions, déclenchant automatiquement les huées du public.

Enfin, Dominique Lafon a mentionné qu'il n'avait pas été au courant de cette réunion du groupe socialiste au cours de laquelle cette décision avait été prise. Il a ensuite proposé de reporter le vote de cette délibération au prochain Conseil, de mettre en place une commission, composée de membres de la majorité municipale et de l'opposition, pour faire une audition des différents points de vue. Pascal Buchet d'un revers de la main a rejeté cette proposition et a déclenché aussitôt le vote. Par 20 voix contre 11 (sur 35 votants), Patricia Guyon est démise de ses fonctions déclenchant une nouvelle fois les huées du public et la condamnation de la manoeuvre par les élus de l'opposition. Plusieurs personnes du public ont alors quitté la salle du Conseil ...

La mascarade a continué. Il fallait élire un nouvel adjoint. Une seule candidate, Despina Bekiari, a été présentée. Les élus de l'opposition n'ont pas pris part au vote et se sont assis avec le public. Dans un brouhaha incroyable, la nouvelle adjointe est élue avec seulement 17 voix. Pascal Buchet lui remettra son écharpe tricolore sous les huées du public.

07-10-2010_cm-03.jpg

Cet événement est honteux et inadmissible pour différentes raisons :

  • D'abord, on élimine une adjointe qui est génante pour le maire. Une mise en scène a été mise en place pour que cette délibération du Conseil municipal ressemble à une exécution publique, ne laissant aucune place au respect des élus et à la démocratie.
  • Le fait du prince s'affirme clairement et démontre que le pouvoir municipal, à Fontenay-aux-Roses, n'est plus une démocratie mais une autocratie.
  • Enfin, le manque de courage des élus de la majorité municipale n'est pas acceptable. En effet, beaucoup de ces élus, en privé, nous disent combien ils sont choqués par l'attitude de Pascal Buchet vis-à-vis de Patricia Guyon, tout en dénonçant également le pouvoir absolu du maire. Pourtant, hier soir, les Fontenaisiens présents ont vu les anciens camarades de Patricia Guyon la tuer politiquement, en déposant honteusement un mouchoir sur leur courage et leurs principes.