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16/04/2010

Conseil de quartier Scarron-Sorrières

Le 14 avril se tenait le Conseil de quartier Scarron - Sorrières. Les habitants sont venus en nombre faire part de leur mécontentement au maire, Pascal Buchet, et de leurs inquiétudes sur l'avenir du quartier.

Dès le démarrage de la réunion, une certaine tension était manifeste. En effet, lors de l'explication du nouveau déroulement des Conseil de quartier par Sylvie Lours (conseillère municipale déléguée à la démocratie locale), les personnes présentes ont exprimé leur mécontement. Comme je vous en parlais dans un article du 28/02/2010, les conseils de quartier se déroulent maintenant en deux temps, le maire n'étant présent et ne répondant aux questions que lors de la seconde partie de la réunion. Les habitants du quartier venaient avec des questions précises et ils souhaitaient les poser directement à Pascal Buchet pour obtenir rapidement des réponses précises.

Mais surtout, concernant le fond des sujets abordés, des sentiments d'inquiétude et d'abandon ont émergé rapidement. Les problèmes soulévés, les questions posées et la volonté des habitants d'obtenir des réponses claires démontrent qu'un malaise existe et que les difficultés de vivre dans ce quartier sont de plus en plus grandes.

 

Qu'ont dit les habitants des Sorrières et de Scarron ?

  • Inquiétude quant à l'évolution des loyers. Il s'agit des résidences que la société ICADE vend actuellement à des bailleurs sociaux et dont les appartements deviennent à cette occasion des logements sociaux (HLM). Sont concernées environ 800 familles qui n'ont strictement aucune information, qui ont le sentiment qu'il n'y aucune concertation ni avec la mairie, ni avec ICADE. Les seules informations dont disposent les habitants sont des rumeurs, "des bruits qui courent". La grande peur des habitants réside dans la menace de devoir payer des surloyers au titre du dépassement d'au moins 20% des plafonds de ressources pour l'attribution des logements sociaux (ce que l'on appelle le supplément de loyer de solidarité, le SLS). Certaines familles, de classe maoyenne, habitent dans ces logements depuis de très longues années, ont des revenus qui induiront probablement un SLS et craignent de ne pas pouvoir rester dans ces logements parce qu'elles ne pourront pas payer de tels montants de loyer. Les autres familles ont peur qu'il y ait de moins en moins de mixité sociale et que le quartier se transforme peu à peu en ghetto.

  • Inquiétude quant à la sécurité dans les résidences. Les habitants du quartier, essentiellement des Sorrières, ont fait part de l'augmentation des dégradations dans les immeubles (par exemple des ascenseurs), des incivilités, du commerce de la drogue, des cambriolages, des occupations des halls d'immeubles la nuit, ainsi que la présence de personnes extérieures aux résidences (voitures immatriculées dans d'autres départements). Un véritable sentiment d'insécurité se développe d'année en année. Les habitants ont expliqués qu'ils se sentent abandonnés et craignent que le quartier devienne peu à peu une zone de non-droit : absence de la police municipale et difficultés d'intervention de la police nationale.

  • Sentiment d'abandon de la vie commerciale et sociale du quartier. La fermeture de commerces, non remplacés, depuis plusieurs années (boucherie et marchand de journaux) et la fermeture de la Sécurité Sociale laissent un sentiment d'abandon aux habitants de Scarron. Ils ont l'impression que rien n'est fait pour dynamiser et garantir une vie sociale du quartier.

  • Sentiment d'isolement du quartier Scarron - Sorrières. Le quartier, loin du centre ville, peuplé à la fois d'actifs et de personnes agées, a le sentiment d'être très mal désservi par les transports en commun. Qu'il s'agisse des lignes de bus de la RATP (dont les horaires ne sont pas appropriés) ou du Petit Fontenaisien (dont le circuit et les fréquences sont insuffisants) ne permettent pas un déplacement vers le centre ville ou vers les villes alentours de Fontenay-aux-Roses dans de bonnes conditions.

On le voit, le quartier se trouve aujourd'hui confronter à de graves difficultés.

Ce qui est prioritaire, aujourd'hui, sur ce quartier, c'est à la fois de préserver la qualité de vie des habitants, la mixité sociale et le service rendu à toute la population. La qualité de vie c'est aussi bien la sécurité des biens et des personnes, une variété et un dynamisme des commerces, des transports utiles et fonctionnels, que une population diverse sur le plan social et qui sent son quartier s'épanouir et évoluer.

Alors les réponses de Pascal Buchet, à ce conseil de quartier, qui consistent à dire pour dissimuler son impuissance "c'est la faute du gouvernement, c'est la faute d'ICADE, c'est la faute de la CPAM, c'est la faute de la RATP ...", ou bien qui consistent à proposer des solutions miracles comme "une aide à l'achat de vélos électriques, la construction de 12 nouveaux logements sociaux à la place de la Sécurité Sociale, la communication dans le Fontenay Magazine pour aider les commerces de Scarron ... " paraissent bien loin des attentes des habitants du quartier.

Commentaires

Vos propos reflétent ce que je ressens de mon quartier : c'est exactement ça. Je me crois abandonné et on pense ici que ce quartier qui est limitrophe Bagneux n'intéresse pas le centre ville, tant au niveau de la sécurité que des commerces.
Je voulais dire aussi que je suis convaincu de votre démarche de terrain est plus importante pour nous que ceux qui, dans votre parti pourtant, ne font que organiser des diners ou participer (en spectateur) à des réunions avec les notables des villes environnantes ... Nous n'avons pas besoin de politiciens qui ne se confrontent pas avec la réalité de la vie quotidienne.

Écrit par : Benoît T. | 17/04/2010

C'est un constat auquel j'adhère ...

Dans une ville , seule la proximité du terrain avec l'écoute sans jugement , ni hâte de ces habitants peut apporter des pistes de progrès .

2 politiques de la ville s'opposent :
1 - celle qui consiste à n'utiliser que l'appareil politique ! très hiérarchisé !
2- l'autre que beaucoup d'habitants recherchent étant de ne penser qu'aux axes d'amélioration pour le bien vivre .

La vie de la cité à travers nos élu(es), même orientée politiquement , doit être un espace où tous les habitants y trouvent l'écoute et le dialogue que ce soit de la crotte de chien...aux dangers divers .

Ce qui est bien fait doit être dit , peu importe les clivages ..

Si le choix nous était laissé , des élus de la société civile ( assoc .. ) pourraient rappeler les priorités... à ceux qui sont bien loin des préoccupations quotidiennes des citoyens .

Écrit par : DCh | 17/04/2010

Surprise,

je suis ex locataire Icade et donc OPHLM 92 depuis juin. J'ai reçu l'appel du loyer et il est clairement indiqué que c'est du HLM non conventionné. Donc le Maire a tout simplement menti puisque du coup le loyer est libre et fixé par l'office de l'OPHLM et il n'y a aucune limite imposé. Autre mensonge, aucune enquete sociale n'a été mené. Encore un mensonge, le loyer n'a pas été réétudié et les anciens de la résidence payent moitié moins que les derniers arrivants.... très logique
Je suis donc à 12,5 euros du mètre carré, super le HLM!!!

Écrit par : Walid | 02/07/2010

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