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27/01/2012

Pascal Buchet jugé en appel : compte rendu de la première journée

J'ai assisté hier au procès en appel de Pascal Buchet, à la cour d'appel de Versailles : des questions précises de la part des juges et des avocats, un déni de toute responsabilité de la part du maire de Fontenay-aux-Roses.

De 15H00 à 21H30, la cour d'appel de Versailles jugeait en seconde instance Pascal Buchet et sa directrice de cabinet suite à la condamnation pour harcèlement du maire de Fontenay-aux-Roses. Une audience longue, mais caractérisée par une recherche de la précision pour essayer de comprendre ce qui s'est passé, le processus qui a conduit Madame Sauvagnac à se suicider.

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Tout a commencé par le rappel des faits, des différents témoignages et expertises qui ont été produits en juin 2011, lors du procès en première instance au tribunal de Nanterre. Puis, le maire de Fontenay-aux-Roses a été très longuement interrogé par les juges. La cour a poussé Pascal Buchet dans ses retranchements, cherchant à obtenir des réponses précises et détaillées sur chaque point comportant un flou ou un évitement de réponse.

2251417623.jpgPascal Buchet a d'abord essayé de faire jouer la fibre sentimentale : il a fait part à la cour du bouleversement provoqué par le décès de sa directrice de la communication et du partage de la douleur avec la famille. Mais il a surtout basé sa défense sur la notion de "cabale" montée contre lui, la négation des témoignages qui, selon lui, sont motivés par la rancoeur. Lorsque le juge lui demande si il se sent responsable, le maire répond : "en aucun cas je suis responsable".

La notion de complot politique a été également avancée : Pascal Buchet serait la victime d'un complot politique organisé par son premier adjoint de l'époque (Dominique Lafon) et la direction générale des services, les témoignages du personnel étant le fruit de la rancoeur ...

Nous avons eu ensuite les plaidoiries de l'avocate de Monsieur Sauvagnac et de l'avocat général. La première a démonté et réfuté la notion de complot ou de manipulation politique de la part du premier adjoint de l'époque. Elle s'est attachée à démontrer le lien hiérarchique directe entre le maire et la directrice de la communication (poste clé pour un homme politique). Elle a aussi insisté sur l'évidence du dénigrement, du surcroît de travail, des injonctions contradictoires qui ont mis, puis enfoncé peu à peu, Jenny Sauvagnac dans un enfer insupportable.

L'avocat général, dans un très long réquisitoire, précis, détaillé et illustré par des extraits de témoignages, d'expertises, de mails d'élus et de collègues de la directrice de la communication, a démontré que Pascal Buchet est dans le "comble du déni" : la théorie du complot politique, l'enquête partiale, l'absence de relation directe avec la directrice de la communication et son absence de responsabilité dans la pression qu'elle a subie ... tout cet argumentaire de Pascal Buchet est rejeté par l'avocat général qui pointe du doigt la dangerosité par la séduction de Pascal Buchet, le rôle politique majeur (cumulard de fonctions) de l'élu et le caractère sensible de la communication qui est le nerf de la guerre en politique. Un terreau favorable au harcèlement compte tenu de la personnalité du maire.

L'avocat général demande à ce que Pascal Buchet soit condamné à la peine maximale, soit 1 an de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende, et que sa directrice de cabinet soit relaxée.

La suite du procès en appel se fera  aujourd'hui sur la plaidoirie de la défense ...

Commentaires

En espérant que malgré le climat actuel Mr P.Buchet sera jugé, aussi, pour son manque d'honneté , et a la juste valeur de ses actes.
Bien amicalement à vous , avec bien sur tous nos voeux pour cette nouvelle année ,de l'Herault
Mr et Mmme Bader

Écrit par : Bader.Jacques | 27/01/2012

S'il est coupable, M. Buchet doit payer. Que le couperet de la Justice s'abat sans faiblesse.

Écrit par : Akim | 27/01/2012

qu'il démissionne de la mairie et du secrétariat fédéral du 92,du balai...

Écrit par : texier damien | 31/01/2012

Vous souhaitez que Monsieur le maire soit exécuté avant même que le jugement soit rendu. Il s'agit d'un procès en appel qui suspend la condamnation en première instance. Vous devez donc respecter la présomption d'innocence et la haine que certains membres de l'opposition UMP déverse de façon honteuse au travers de tracts ignobles. D'ailleurs, pour information, ces tracts ont été présentés comme pièces servant à démontrer la haine qui s'exprime contre Pascal Buchet et avec un peu de chance, grâce à ces documents ignobles, l'UMP permettra à notre maire d'être blanchi ... ;-))

Écrit par : Justice | 31/01/2012

A justice,
vous semblez blanchir Pascal Buchet pourtant les témoignages ainsi que l'analyse psychologique montrent que ce monsieur n'est pas innocent dans la cause de ce suicide.
Je vous invite à déposer vos commentaires contre les tracts UMP à l'initiative de l'équipe de Philippe Pemezec, PH COnstant et Sophie Lecuyer sur les blogs de l'UMP
S'il avait été innocent, il aurait été blanchi en première instance ce qui n'est pas le cas.
Je ne lis aucun mot pour la famille de la défunte!

Écrit par : coupable | 31/01/2012

ça doit être encore M.me Segré qui défend son patron bec et ongle,c'est pitoyable...N'oubliez pas qu'il y a eu mort d'homme(de femme en l'occurence).Ce Monsieur a du sang sur les mains...

Écrit par : texier damien | 29/02/2012

Les commentaires sont fermés.